CHA.P1TRE X
en Espagne (i); le maréchal de Villars par ses frayeurs (2) ; Villeroy , d'Huxelles et de Mesmes par leur courtoisie et leur obséquiosité (3). Ces quasi-conspirateurs en furent quittes pour quelques jours d'alarmes. D'autres furent moins heureux : la Bastille s'ouvrit pour le comte de Laval et pour le marquis de Pompadour.
Deux personnages embarrassaient le duc
(1) Mémoires de madame de Staal , tome II, page 61.
(2) Villars, dans ses Mémoires, tome III, page 28 , avoue lui-même ses craintes , en racontant sa visite à d'Argenson , « dont la réponse , dit-il , fut loin de le rassurer. »
(3) « Leur morgue était déposée, dit Saint-Simon ; « ils étaient devenus polis, caressans; ils mangeaient « dans la main. »
j84 la. bastille.
d'Orléans et ses ministres : c'étaient le duc et la duchesse du Maine. Enfin le dimanche, 2 5 décembre, jour de Noël, le régent invita le duc de Bourbon et le duc de Saint- Simon à venir le trouver au Palais-Royal; il s'enferma avec eux dans son cabinet, et leur dit :
«Eh bien ! messieurs, que pensez-vous de l'escapade de Cellamare?
SAINT-SIMON
C'est une folie.
LE DUC DE BOURBON
Dites plutôt un affreux attentat.
SAINT-SIMON
Voilà de beaux Catilina! des poètes et des fe mmes de chambre !