‹ La Conspiration de CellamareChapitre 118 sur 166 · CHAPITRE X. 2 I J · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 2 I J

figure hypocrite : c'était Lagrange-Chancel ! Il était calme jusqu'à l'impudence. Le régent lui demanda s'il pensait tout le mal qu'il avait dit de lui. « Oui, monseigneur, répondit Lagrange sans hésiter. — Tu as bien fait de me répondre ainsi; car si tu m'avais dit que tu avais écrit contre ta conscience, je t'aurais fait pendre. » Il se contenta de l'envoyer aux îles Sainte-Marguerite.

Le duc de Saint - Simon , demeuré seul avec le régent :

« Eh bien ! lui dit-il , encore tout ému de cette scène, les voilà ces gens pour qui vous voulez vous montrer si généreux.

Leur audace est plus infatigable que votre clémence. — Que voulez-vous ? mon cher

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duc , je ne peux pas plus coudre la bouche aux méchans, que donner du venin aux moutons. — Ce scélérat est bien coupable ; mais ceux qui le paient le sont mille fois plus encore; c'est aussi un des mignons de la cour de Sceaux. Ces du Maine n'ont jamais cessé de conspirer contre vous, et vous hésiteriez à vous venger des horreurs dont ils ont affublé votre mémoire ! — Les du Maine ne sont pas seuls dans cette affaire ; il y a bien des personnages engagés avec eux. Prenons garde à ne point faire un si grand coup de filet , que le filet puisse en rompre ; il faut laisser les boucheries aux Christiern et aux Cromwell. »

En ce moment, on annonce l'abbé Dubois et le maréchal Berwidk. « Venez ,

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