CHAPITRE VII
pire, l'Angleterre et la Hollande. Le duc d'Orléans assembla aussitôt le conseil de régence, au Palais-Royal.
Ce conseil se composait du duc de Bourbon , du duc du Maine , du prince de Conti, du duc de Saint-Simon, du duc de Guiche, capitaine des gardes, du duc de Noailles, président du conseil des finances, du duc d'Antin, surintendant des bâtimens, du maréchal d'Huxelles , président du conseil des affaires étrangères , de l'évêque de Troyes , du marquis de la Vrillière, depuis si fameux par les lettres de cachet , du marquis d'Effiat , du duc de La Force , ami du régent ; des maréchaux de Villeroy , de Villars , d'Estrées , de Bezons , et du marquis de Torcy, célèbre par ses missions diplo-
l6 LE PALAIS-ROYAL.
matiques. Lorsque tout le monde eut pris place, le régent s'exprima en ces termes (i) :
« Messieurs , « Le traité dont je viens d'entretenir le conseil est un acte de la plus haute importance , non - seulement pour la France , mais pour l'Europe entière , puisqu'il s'agit de consolider les traités d'Utrecht et de Bade (2). Il importait que. la trop vaste monarchie de Charles-Quint qui s'étendait
(1) Nous croyons devoir avertir le lecteur que toute cette conférence sur le traité repose sur les documens les plus authentiques.
(2) Par le traité de Bade, en 1714* il s'agissait d'amener l'empereur et le roi d'Espagne à une double et mutuelle reconnaissance; mais Albéronis'y opposa.