‹ La Conspiration de CellamareChapitre 123 sur 166 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DUBOIS

"Ne l'espérez pas, monseigneur; Albéroni ne signera jamais le traité de la quadruple alliance.

LE RÉGENT

Eh bien ! je suis prêt; et an prince est toujours fort quand il a pour lui l'assentiment national.

DUBOIS

Il n'est point douteux; et la voix du peuple a parlé si haut dans cette circonstance, que, malgré les grimaces du premier président, le parlement lui-même s'est associé à l'indignation générale.

LE RÉGENT

L'arrêt est donc rendu ? . . .

2l8 LA BASTILLE.

DUBOIS

Oui, monseigneur; et je venais vous l'apprendre. Il supprime les quatre pièces du complot qui ont été déférées à la justice, et les met au rang des crimes de lèsemajesté (i).

(i) Tous les parlemens en France témoignèrent qu'ils étaient indignés au dernier point de la conspiration tramée par l'Espagne , et ils condamnèrent par des édits solennels les quatre pièces suivantes :

i° Lettre du roi Catholique au roi de France.

i° Lettre circulaire du roi d'Espagne aux parlemens de France.

3° Manifeste du roi Catholique.

4° Requête présentée au roi Catholique au nom des trois États de France.

Le comte d'Albaret, avocat général au conseil sou-

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