‹ La Conspiration de CellamareChapitre 14 sur 166 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

il veut précipiter l'Europe dans une nouvelle guerre : s'il faut la faire , ce n'est pas moi qui refuserai le combat. Je sais trop que ce que l'on pardonne le moins eii France, c'est la faiblesse et la peur; mais du moins j'aurai fait tout ce qui était en moi pour maintenir la paix; vous allez en juger vous-mêmes. Lisez , marquis de la Vrillière; et vous, messieurs, dites franchement votre avis : vous savez tout le prix que j'attache à vos lumières et à votre sincérité. »

Le marquis de la Vrillière, secrétaire du conseil, lut le projet du traité (i),

(i) Voir aux pièces justificatives du chapitre VII l'histoire du traité de la quadruple alliance , signé à Londres le 2 avril 1718.

Alors Villars prenant le premier la pa rôle:

« Votre Altesse Royale est accoutumée à ma franchise, et je ne puis m'empêcher de remarquer d'abord que tout dans ce traité est contre l'Espagne et en faveur de l'empereur : cependant ne nous trompons pas sur les vues de ce monarque : Penterrièder , le plus habile de ses ministres , affligé de notre alliance avec l'Angleterre, n'a pas quitté le roi George pendant son séjour à Hanovre, et il ne cessait de lui répéter que rien n'était plus assorti au goût de la nation anglaise qu'une guerre contre la France. Le roi d'Angleterre se rencontrerait parfaitement , dans ce dessein , avec l'empereur, qui n'attend peut-être que l'oc-

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