II. IQ
devait prescrire les motifs et les raisons à alléguer clans le libelle, la partie fut remise.
La peur de Le Camus gagne le prince deListhnay, et il ne se présente plus qu'une fois chez deVayrac pour lui dire qu'il part pour la Flandre, et qu'un ami sûr, le chevalier de Lorme, viendra retirer le manuscrit et le payer. C'est, à cette conférence que le régent, qui aimait beaucoup à se déguiser, se rendit lui-même sous l'habit d'un copiste.
Le chevalier de Lorme continua à solliciter l'abbé, à lui promettre monts et merveilles, à lui proposer des soupers, des rendez-vous hors de chez lui; mais comme celui-ci remerciait et temporisait toujours , un beau matin on n'entendit plus parler du chevalier de Lorme.
Alors on fait revenir la Dupuy de Flandre; elle propose à l'abbé un rendez-vous avec mademoiselle Delaunay aux Champs-Elysées.
D'après l'ordre de M. Le Blanc, deVayrac accepte. On lui réitère les propositions. Il promet tout. Un nouveau rendez-vous fut donné à Versailles, mais les événemens le firent manquer.
Indépendamment des lettres de ces divers agens subalternes, qui déposent contre la duchesse, deVayrac reçut des mains de la Dupuy
un manuscrit intitulé Almanach de la Régence, C'est un libelle infâme contre le régent, contre la duchesse de Berry, et contre tous les princes du sang.
Le Camus avait été le mobile de cette intrigue subalterne.
(Extrait des archives des affaires étrangères.)
aga pièces justificatives.