CHAPITRE VII
serait renouveler la lutte de l'Espagne et de l'empire, ce serait remettre tout en question. Le dernier parti, c'est-à-dire la renonciation de l'empereur, me paraît le. seul véritablement utile. Il fera disparaître tout prétexte pour éluder la renonciation du roi d'Espagne, donnera des bornes à la puissance de la maison d'Autriche en Italie , assurera la tranquillité de l'Europe, et permettra de désarmer, et par conséquent d'alléger les charges publiques. Enfin, si contre son gré , la France était obligée de recourir aux armes , elle marcherait au combat plus forte de cette pensée, qu'avant de tirer le glaive elle aurait épuisé toutes les voies de conciliation (1).
(1) Mémoires de Noailles.
LE MARÉCHAL d'hUXELLES.
Cependant, M. le duc, comment voulez-vous qu'on interprète cette clause qui oblige l'Espagne d'accepter, dans trois mois, toutes les conditions du traité, sous peine de s'y voir contrainte par la voie des armes ? Il est évident que M. l'abbé Dubois a sacrifié l'Espagne à l'empereur et à l' Angleterre.