‹ La Conspiration de CellamareChapitre 22 sur 166 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

trompeuses apparences d'une feinte amitié , les Anglais sont nos plus naturels ennemis , tandis que, sans parler de la proximité du sang , nul intérêt ne peut aliéner l'Espagne de la France, depuis qu'elle n'obéit plus à un roi delà maison d'Autriche (1). Monseigneur, ne vous y trompez pas : si vous déclarez la guerre à Sa Majesté Catholique, on ne manquera pas d'exhumer encore contre vous toutes les horreurs inventées par une certaine faction.

LE RÉGENT

Duc de Saint-Simon , ne parlons pas de moi; il s'agit ici des intérêts et de l'honneur de la France.

(1) Allocution de Saint-Simon au récent.

( Voir ses Mémoires, tome XVII. )

40 le palais-royal.

d'argenson.

On n'aura pas besoin , j'espère, d'exécuter cette clause contre l'Espagne. Philippe V comprendra sans doute qu'il y va de son repos d'adhérer à un traité qui consolide sa couronne sur sa tête , et qui promet aux fils de la reine un brillant avenir en Italie. On peut donc tenir la disposition secrète sans la communiquer d'abord au cabinet de Madrid.

LE MARÉCHAL DE VlLLEROY.

Eh ! qu'importe que la clause soit secrète ou non ? Il faudra bien qu'elle finisse par être connue : d'ailleurs, quoi qu'en dise M. le garde des sceaux, le cardinal Albéroni est trop attaché à son maître pour signer le déshonneur de l'Espagne , et la France ne

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