‹ La Conspiration de CellamareChapitre 29 sur 166 · CHAPITRE VII. 5t · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. 5t

puisse lui donner la loi ou de qui il veuille la recevoir, est-il le complaisant de l'Angleterre ou de toute autre puissance ? Si . j'ai recherché plus particulièrement l'alliance de Sa Majesté Britanique, c'est que l'union de la France et de l'Angleterre, de deux pays faits pour s'aimer et pour s'estimer, m'a toujours paru le gage le plus sûr pour tenir en respect les autres nations et pour établir l'équilibre en Europe. Croyezmoi , cette pensée , ou plutôt cette conviction, se fécondera comme un dogme politique, elle grandira dans l'avenir et deviendra la base de la paix universelle.

Il est tems, ce me semble, de recueillir

les voix : l'Europe attend notre réponse. »

A l'exception du duc du Maine , du ma-

réchal de Villars, du duc de Saint-Simon, du maréchal d'Huxelles et du maréchal de Villeroy, tout le conseil fut de l'avis du régent : mais lorsqu'il s'agit de signer les pleins-pouvoirs à envoyer à Dubois , le maréchal d'Huxelles, président des affaires étrangères , s'y refusa : « Monsieur , dit le régent plus piqué que surpris de cet accès de mauvaise humeur, j'avais prévu votre opposition; je serais le premier à la respecter si elle était dictée par un amour sincère pour le bien du royaume; mais j'en connais les motifs (i) : aussi ai-je donné la

(i) Le maréchal d'Huxelles avait désiré l'ambassade de Londres pour conduire le traité de la quadruple alliance; jaloux de la préférence accordée à l'abbé

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