‹ La Conspiration de CellamareChapitre 30 sur 166 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

signature à M. de Chiverny. Si vous ne signez pas, il faudra bien qu'il signe. » Le maréchal d'Huxelles, étourdi du ton ferme et sévère du régent, et craignant une disgrâce, rougit, baissâtes yeux, et au grand regret du duc du Maine et du maréchal de Villeroy , expédia les pleins-pouvoirs de son rival.

Le traité fut signé à Londres le i août 1 7 1 8 , les ratifications s'échangèrent le 7 , et Dubois revint en triomphe au Palais- Royal.

Dubois, il voua à ce négociateur une haine qui multipliait sans cesse les obstacles. Dubois s'en plaint plusieurs fois dans sa correspondance; mais il fut assez adroit pour en triompher.

54 le palais-royal.

Le régent aimait beaucoup Dubois, dont l'ascendant formé sous les auspices du plaisir s'était fortifié plus tard par une grande aptitude aux affaires et une merveilleuse facilité dans le travail. Heureux de voir que son ancien précepteur avait justifié toute sa confiance dans la négociation de Londres, il le reçut à bras ouverts. « Dubois, lui dit-il, tues mon meilleur ami, mon plus fidèle serviteur ; la quadruple alliance vaut mieux que cent victoires! Sais-tu que je m'apercevais de ton absence au Palais- Royal? Maintenant tu ne me quitteras plus, et tu feras, j'espère, une longue alliance avec la santé et la vie.

DUBOIS

Grand merci, Monseigneur, cela vaut

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