‹ La Conspiration de CellamareChapitre 40 sur 166 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

DUBOIS

Et vous, monseigneur, comment pouvezvous en changer tous les jours ?

LE RÉGENT

Aussi, Chirac me gronde, et médit que je périrai d'une attaque d'apoplexie.

DUBOIS

Vous périrez plutôt de la main de la duchesse du Maine.

LE RÉGENT

Tu veux rire !

DUBOIS

Non certes; elle a écrit à la vieille sorcière de Saint-Cyr qu'elle vous tuerait (1).

(i)«Moi, femme et presque naine, j'ai autant et plus de courage que mon fils, mon frère, beau-frère r

LE RÉGENT , en liant.

Comme Judith?

DUROIS.

Elle en est bien capable; et vous, monseigneur, vous sentez -vous d'humeur à mourir comme Holopherne ?

LE RÉGENT

Eh! l'abbé, cette mort n'est pas sans charmes.

DUROIS.

Croyez - moi , monseigneur , ne sortez

et surtout mon mari. S'il en est besoin , comme une autre Jaël , je tuerai le duc d'Orléans de ma propre main, et je lui logerai un clou dans le cerveau. »

(Lettre de la duchesse du Maine à madame de Maintenon.)

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