‹ La conspiration de l'étrangerChapitre 19 sur 75 · I. Moniteur · texte numérisé non relu

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ton, « Danton m'a persécuté parce qull étoît ins truit de la déposition faite contre lui par mes soins et que la démarche que j'avois faite auprès de lui n^étoit que dans Tintention de capter sa confiance, pour le mieux démasquer ». a Fabre et compagnie, dévoués à Danton, n^ont tout mis en œuvre pour tromper le comité sur mon compte que parce que la. découverte d'un seul de leurs complices pouvaient les perdre tous ». Revenant à la charge, le 25 germinal : « Vous avez été trompés, citoyens, écrivait-il au Comité de Sûreté générale, vous l'avez été d'une manière cruelle pour moi, par des traîtres qui nous redoutant, ont voulu se défaire de moi à tout prix. J'avoisproduit contre Danton une dénonciation fondée, j'avois osé m'introduire chez lui, sous prétexte de lui être utile dans le fait pour sa dénonciation. Voyez mon interrogatoire du 11 octobre. J'avois parlé d'Hérault comme d'un homme que je commençois à connoître et ne tarderois pas à démasquer. Voilà, citoyens, mes crimes aux yeux de ces traîtres. Les croyant patriotes, vous m'avez puni comme calomniateur, mais aujourd'hui les faits sont vérifiés et le louche qu'ils ont voulu jetter sur mes intentions et ma conduite ne peut se soutenir contre les preuves, qu'aux termes de la loi j'offre de mon civisme et de mon dévouement

depuis 1789 justice, citoyens, justice !... »

Les membres des Comités continuaient à faire la sourde oreille. Et cependant Comte se muiti-

lOO ÉTUDES ROBESPIERRISTES

pliait. II offrait de déposer contre Biron et, cette fois, sa demande était accueillie. Il déposait au procès. Mais son zèle était bien mal récompensé ! Il restait en prison et il y perdait la santé : « Rongé par une fièvre lente, une dartre vive et le scorbut, je ne puis résister... » Ses plaintes douloureuses n'éveillaient aucune pitié.

Les Comités avaient leur siège fait. Comte fui compris dans Taffreuse fournée des chemises rouges ou delà conspiration de Batz. É lie «Lacoste lui consacra dans son rapport ces lignes dédaigneuses : « Dans le nombre des conjurés... le nommé Comte, le confident de Fabre d'Églanline et d'Hérault, qui a été chargé de plusieurs missions très suspectes, il a eu à Turin des conférences avec d^Artois et à Paris avec le tyran. Cet homme, qui n*avoit rien avant la Révolution, se trouve fort riche aujourd'hui; il a rendu avec Targent illusoire Tordre du Comité de Sûreté générale qui le mettait au secret. Michonis, qui, lors du procès de la veuve Capet, ne fut pas assez convaincu pour être condamné à la prison est aussi un ami de Batz. Comte lui a donné à dîner fréquemment ainsi qu'à Ozanne, officier de paix, condamné aux fers pour avoir laissé évader Julien de Toulouse* ».

Malheureusement les débats du procès furent menés avec une rapidité si vertigineuse que le

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