Soit un million de francs. Le livre de lord Acton est dé
DANTON^ « DANNON », PITT 125
downe, Sheridan et Fox pressèrent Pitt de s'interposer, mais que Pitt informa l'agent français Maret qu'il ne voulait pas le faire, parce que l'exécution ruinerait le parti wigh. Lord Landsdowne en effet invita Pitt, à la séance du 21 décembre 1792, à envoyer un ambassadeur à Paris pour améliorer les relations entre les deux pays et atténuer l'hostilité contre Louis.
La réponse que M. Rose oppose à lord Acton me paraît d'une grande faiblesse. Lord Landsdovrne, dit-il, ne proposait pas de corrompre une partie de la Convention ! Comment aurait-il fait une pareille proposition en public ?
Quant à l'offre faite par Danton, M. Rose, qui ignorait les mémoires de Lameth et le témoignage peut-être encore plus grave de Chabot, refuse d'y croire pour des raisons qui ne soutiennent pas l'examen. Danton, dit-il, n'a pas pu faire cette proposition, puisqu'il quitta Paris pour la Belgique le I®' décembre et qu'^1 ne revint dans la capitale que le i4 janvier. M. Rose oublie que Noël, l'homme de Danton, quitta Londres à la fin de novembre*, quand Maret y fut envoyé,, et que pendant cette absence, qui dura une quinzaine de
pourvu de références, mais il a puisé ce renseignement à une source différente des ^Mémoires de Lameth, qui n'étaient pas publiés au moment où il a écrit. Il dit que l'offre de Danton fut faite à Pitt par un intermédiaire auquel Ie.ministre pouvait avoir confiance.