‹ La conspiration de l'étrangerChapitre 34 sur 75 · I. Pierre Garon, Paris pendant la Terreur, t. I, p · texte numérisé non relu

I. Pierre Garon, Paris pendant la Terreur, t. I, p

DANTON ET L'OB ANGLAIS l35

des plaintes amères contre certains membres des Comités révolutionnaires, écrivait Tobservateur Le Harlvcl dans son rapport du lo nivôse. Stanley, membre de celui de la section de Mutius Scœvola, est regardé comme un homme dangereux sous plusieurs rapports ; on assure que les vexations arbitraires qu'il exerce journellement ont pour but de fatiguer tous les bons citoyens, de les dégoûter de la Révolution, qu'il a intérêt de détruire comme agent de Pitt ; cet homme étant étranger ne devrait pas, dit-on, être membre d'aucune administration \ »

La pièce saisie chez Danton ne porte pas d'autre date que Vendredi i3. M. Alger estime qu'il doit s'agir du Vendredi i3 septembre et ici sa supposition est plausible. C'est, en eflet, en septembre 1798 que les mesures les plus révolutionnaires «e succèdent à toute vitesse (loi des suspects, arrestation des banquiers, maximum général, etc.). Les Jacobins peuvent paraître alors au Foreign- OfEce « au paroxysme de la fureur ».

Quels sont maintenant les individus stipendiés par l'or anglSus pour exciter cette fureur?

Ce ne sont pas, de toute évidence, des individus sans influence. Les sommes importantes, que le Foreîgn-Office charge Perregaux de mettre à leur disposition, prouvent que ce sont des chefs. L'un d'eux, CD., demande une avance de 18000 livres

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