L'arrêté est de la main de Garnot
3. Voir sa lettre du (^ nov. 1793, adressée au Comité Salut public. Voir aussi son rapport de mission publié dans Journal de la Montagne du 17 ventôse an II.
244 ÉTUDES ROBESPIEBRISTES
écrit-il au Comité de Salut public, de Blotzheim le 7 frimaire, tous les instruments de mouvement et de terreur qui seuls peuvent y établir [en Haute-Alsace] et consolider la République : un Comité central d'activité révolutionnaire, mesure nouvelle à quelques égards, qui force la dénonciation et nécessite l'action rapide de toutes les autorités; une force révolutionnaire détachée de l'armée, circulant à la fois dans le département entier et dirigée par des commissaires civils auxquels j'ai donné les instructions les plus détaillées ; un tribunal révolutionnaire enfin, car il n'y a que la guillotine et les grands exemples qui puissent mettre le pays à la raison' ». C'était toujours le langage de Carrier ! C'était la pratique hébertiste !
Loin d'en rougir, Hérault s'en faisait gloire dans son rapport de mission : « Un orateur avait prononcé peu de tems avant mon départ, à la tribune des jacobins de Paris, le mot fameux, le seul qui nous ait délivré de nos ennemis : que la Terreur soit à l'ordre du jour^ ! Ce qu'il a dit, je l'ai fait'' ! »
Débauche de civisme inutile et même nuisible.
I. Sur ces mesures révolutionnaires, voir Dard, pp. 3o5 et suiv. Il institue un tribunal révolutionnaire qui pouvait prononcer la peine capitale même sans jurés. Ce tribunal condamne à mort le 3 décembre à Golmar deux individus coupables d'avoir assisté à la messe d'un réfractaire.
a. Cet orateur est le jacobin Royer qui prononça cette parole le 3o août 1793.