SOUS LA RÉVOLUTION
Des gens d'esprit, qui en auraient davantage s'ils étaient moins orgueilleux de leur ignorance, répètent depuis quelque temps que l'histoire ne sert à rien et qu'on perd son temps à l'apprendre.
Si l'histoire pourtant n'est que la politique du passé, comment n'éclairerait-elle pas la politique du présent ? Si les mêmes problèmes se représentent à travers les années, comment serait-il inutile de savoir quelles solutions diverses ils ont reçues ? et au milieu de quels obstacles ?
L'histoire est une école pour l'homme public et pour le citoyen, et il faut plaindre les fats de bonne foi qui croient pouvoir se passer de ses leçons et mépriser ses exemples.