‹ La "Constitution d'Athènes" et l'œuvre d'AristoteChapitre 9 sur 47 · D AR18TOTE · texte numérisé non relu

D AR18TOTE

pas alors borné, comme il le sera dans la suite, à l'itistruction criminelle. Or, dans la Politique, Aristote dénonce coninie démagogique, le régime dans lequel les magistrats ne peuvent rien décider souverainemeot et ne peuvent prononcer qu'un jugement provisoire (i).

Les archontes sortis de charge entraient à TAréopage. Ce conseil viager faisait observer la loi , dirigeait l'adininistratioD. punissait par des amendes et des châtiments corporels les auteurs de tout désordre (c. III), L'historien se (joiiteate ici d'énumérer les attributions des Aréopagites; mais, l'auteur de la Politique, jugeant la Constitution Spartiate, blâme l'institution d'un Sénat élu à vie. Composée d'hommes sages et suffisamment préparés par leur éducation à la vertu, on pourrait croire que cette assemblée ofTre toute garantie à l'Klat. Cependant de laisser, durant leur vie entière, des hommes prononcer sans appel sur des causes importantes, c'est une institutiou qui prête à la critique; car l'intelligence, comme le corps, a sa vieillesse. Mieux eût valu pas en rendre irresponsables les membres de ce conseil. Les magistratures doivent être confiées au mérite, qu'il les accepte ou les refuse (a).

(i> Il est intéressant de comparer les deux textes :

8'^oav ] PoUtiqae, VI, ii

IV, xal TÉxapToç fié xodnoç ù^ ôiintef vûv itf oavaxpivEiv, itivTcuv pouXEÛeaOai

S' àp/àî TUEpî (iTiSevc

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(a) PoUtiqae, II, 6, ij, lajo, b, 3j el suivants.

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