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Les deux péons correspondants peuvent appartenir à deux x&hx différents : III, 1 :
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Tels sont les rythmes, très rudimentaires et très imparfaits, dont il est possible, en dehors de toute prévention, de relever la trace dans la Constitution d'Athènes. Ils suflisent à donner à la phrase le nombre indispensable au style soutenu. Mais ils ne permettent point de comparer la prose d’Aristote à celle d’'Isocrate où de Démosthènes. Par là, l’Abmvawy moureia se rapproche des [loayuareiæ, dans la rédaction desquelles le phi- = losophe ne semble pas s'être préoccupé du nombre. Il a évité l'hiatus, parce qu'il sentait que de trop fréquentes rencontres de voyelles sont toujours choquantes; il n’a pas cru nécessaire
d’assujettir sa phrase à un rythme rigoureux et continu.
Dufour, — 16.
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4 ; “+ ES > ra é ras + ë | L fi " a . CS dr + ; F. à » . # ie j EM ce x on e Ô : | = Les observatioñs, que nous avons précédemment faites, sur
le style d’Aristote, sont sans doute fort sommaires. Elles ont, : du moins, sufli à démontrer que la Constitution d'Athènes ne
diffère pas plus par la forme des ouvrages systématiques = qu'elle ne s’en distinguait par les idées. Elles nous permettront aussi de comprendre les jugements portés par les critiques Re anciens sur le style du philosophe. Tu C'est surtout par la clarté de ce style que Denys d'Halicarnasse semble avoir été frappé. Voici le texte même de son jugement : Ilxpaknnréov dè xai ’AgororéAn els pinot Ts Te Reco Tv éppnvelav Dervdrnros xaÙ This capnvelas xai Toù Ndéos xaù ro Dos. Toÿro yio or paliora mao Toù avôobc Aabeiv [Tov Gpyaiwv xpoloic, p. 440). Or, que faut-il entendre par Les mots tic nee tv éownvelav Devdrnroc? ‘Eounvela désigne proprement l'expression de la pensée par la parole (1). Denys admire donc l’habileté avec laquelle Aristote expose les faits les plus complexes et exprime les idées les plus variées (rohvuahouc). Nous avons nousmême loué cette qualité de l'écrivain, et nous ne pouvons
que souscrire au jugement du critique grec. Le mot oagivetx
() cf. Xénophon, Mémorables, IV, 3,2: 7 yAwtrn yoûTa (o &vbowroc) mods Tv éouvelav. C’est mêine ainsi que, par dérivation, le mot a pu prendre, en philosophie, le sens d'explication, et, en rhétorique, celui d’élocution : Platon, Théétète, 209, a : Xdy2s Av ñh Ts ITS Srxpopérnros à éo punvelx. Aristote, re 6, 1400, D'ArS kéyo à DE... }Aeéry etvo TV dLX Ts OVOULATINS éopnveruv, à xat Êr TOY ÉUMÉTEWVY xaÙ ÊT TOY Adyov Eye Tnv adTny déve.
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LA € CONSTITUTION D'ATHÈNES DAÉTON VRcr 213 È
2 ne nous paraît pas moins juste. Sans doute il y a, dans les ouvrages systématiques d'Aristote, des pages fort obscures. Mais ce qui en rend l'interprétation malaisée, ce ne sont ni les mots, EE ni des tours qui faussent ou voilent la pensée de l’auteur, ce
sont les idées mêmes, qui, au lieu d’être présentées isolément, sont accompagnées de toutes les idées accessoires, qui les déter- minent, les précisent ou les nuancent. Ce ne sont là, d’ailleurs, É' que des exceptions. Si la pensée de l’auteur est parfois, en raison de la nouveauté de ses théories, ou de la délicatesse de ses analyses, diflicile à pénétrer, la forme dont elle est enveloppée est presque toujours transparente. Aussi le style d’Aris- ; tote n'est-il pas dépourvu d’agrément, et le mot 60 n’est-il point pour nous choquer, car c’est plaisir pour le lecteur que de voir le philosophe réduire des lois aussi générales à des formules aussi simples, et exprimer des idées aussi abstruses en
des termes aussi clairs.
Les divers jugements portés par Cicéron confirment celui de Denys. Dans le préambule de ses Topiques, il blâme les philosophes et les rhéteurs, qui ignorent le traité des Tomixc. Il faut, dit-il, d'autant moins leur pardonner qu'ils auraient dû être séduits non seulement par la variété et l'originalité des idées, mais aussi par l'abondance et le charme du style : « quod non modo rebus ïiis, quae ab illo dictae et inventae sunt, allici debuerunt, sed dicendi quoque incredibili quadam cum copia, tum eliam suavitate ». Dans le de Oratore, c’est encore la facilité d’élocution du philosophe et l'agrément de son style qu'admire Cicéron. Mais ici l'éloge est partagé entre Aristote, Théophraste et Carneades : &Et si Plato de rebus a civilibus controversiis remotissimis divinitus est locutus, quod ego concedo; si item Aristoteles, si Theophrastus, si Carneades in rebus iis de quibus disputaverunt, eloquentes et in dicendo suaves alque ornali fuerunt, sint hae res, de quibus disputant,
in aliis quibusdam studiis, oratio quidem ipse propria est hujus
orationis, de qua ouate et quaerimus »AUL)A Dépes le de LS
conduxit Arisloteles et nominatini eujusque praecepta magna
Inventione, faisant allusion à la Rhétorique d’Aristote, il sex. prime ainsi : € Ac veteres quidém scriptores artis usque a Fe "
principe illo atque inventore Tisia repetitos unum in locum
conquisita cura perspicue conscripsit atque enodata diligenter VE
“exposuit; ac tantum inventoribus ipsis suavilale el brevitate La
dicendi praestitit, ut nemo illorum praecepta ex ipsorum libris cognoscat, sed omnes, qui quod illi praecipiant velint intellegere, ad hunc quasi ad quemdam nullo commodiorem explicalorem revertantur » (2). En même temps que le charme, Cicéron vante ici la concision du style d’Aristote. Dans le Brutus, il en loue la force : « Quid ‘Aristotele nervosior, Theophrasto dulcior » (3).
Quintilien s’en tiendra exactement à l'opinion exprimée par son maître Cicéron. Il dira, en effet : « Quid Aristotelem ? Quem dubito scientia rerum, an scriptorum copia, au eloquendi pi ac suavitale, an inventionam acumine, an varietate operum clariorem putem (4) ». =
Deux jugements, formulés par Cicéron, pourraient seuls nous surprendre. Ce sont les suivants :
1°) & Cum enim tuus iste Stoïcus sapiens syllabatim tibi ista dixerit, veniet /lumen orationis aureum fundens Aristoteles, qui illum desipere dicat ». (Academica ‘priora, I, 38, 119).
2°) « Meus autem liber totum Isocrati wuschéxtov atque omnes ejus discipulerum arculas ac nonnihil etiam Aristotelis pigmenta consumpsit » (ad Atlicum, IL, 1, x).
Mais il faut tout d’abord observer que, dans ses deux pas-
sages, il s’agit vraisemblablement, non pas des Ilsayuatesiur ni
(1) De Oratore, I, 11, 49.
(2) De Inventione, I, 2
(3) Brutus, XXXI, 121.
(4) Institution oratoire, X, 1, 83.
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