‹ La constitution de l'AndorreChapitre 105 sur 110 · I. Ce qu'elle était autrefois et rôle des Viguiers · texte numérisé non relu

I. Ce qu'elle était autrefois et rôle des Viguiers

Tout habitant des Vallées, en état de porter les armes, est soldat, quels que soient son âge et sa condition ; mais l'armée n'est pas permanente et les miliciens andorrans ne prendraient, tous, les armes que si l'étranger envahissait le pays, conformément au principe posé par l'Edit de Pistes, en 864 : ad defensio7ie7n patriae omnes, sine ulla exceptione, reniant. La loi impose simplement l'obligation à chaque chef de famille d'avoir un « fusil de calibre » et des munitions, c'est-à-dire quatre cents grammes de poudre et vingt-quatre balles ; chaque année, le Comû désigne un certain nombre d'habitants chargés de faire la police et d'exécuter les ordres des autorités. Il y a une arme de guerre par maison ; mais, comme tous les Andorrans sont chasseurs, chaque famille possède, en outre, un certain nombre de fusils de chasse et, en cas de besoin, les Vallées pourraient aligner une petite armée. En somme, chaque casa doit être prête à fournir un homme armé : ce principe existait déjà au xii^ siècle, ainsi qu'il appert de l'accord du 8 janvier 1176, passé entre l'évêque Arnaud de Perexens et les Andorrans' ; il y est dit : a cadal de

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