‹ La constitution de l'AndorreChapitre 6 sur 110 · A Mérignhac, (oc. cit., p · texte numérisé non relu

A Mérignhac, (oc. cit., p

3. Brissaud, Manuel d'histoire du droit français, p. 661, note 5.

4. L'original de ce diplôme, sur parclicniin, se trouve dans les archives du chapitre cathédj'al d'Urgel.

« leur protection un état autonome dans les vallées « d'Andorre, d'où les Sarrasins venaient d'être expul- « ses' )). M. Pasquier a démontré la fausseté de ce prétendu diplôme : o l'apposition des signatures, la dis- (( position des sceaux, le contexte de l'acte, les force mules initiales et finales, la rédaction du dispositif, « la désignation des dignitaires contresignant l'acte, 0 la manière de dater n'appartiennent pas à la chan- ({ cellerie des premiers Carolingiens' » et cet érudit fixe au commencement du xi" siècle l'époque de la rédaction du document, alors que le manuscrit porte la date de 805.

Cela étant, il semble que les débuts historiques de l'Andorre doivent être, comme ceux de Rome, passés soigneusement au crible de la critique, quoiqu'en disent le Manual Digest et le Politar dont les auteurs paraissent avoir voulu, par leur amour des légendes, prétendre au titre de Tites-Lives Andorrans.

Cependant nous croyons, avec M. Baudon de Mony, que cette vieille tradition est l'expression de la vérité historique. Charlemagne, une fois qu'il eut conquis la Marche d'Espagne, voulut opposer un rempart solide aux attaques et aux invasions des Sarrasins en repeuplant ces terres dévastées par la guerre ; pour cela, il fallait à la fois retenir les habitants du pays et aussi attirer de nombreux étrangers : dans ce but, la royauté Franque les dota de plusieurs privilèges, notamment du droit d'aprision (jus apriaionis). On peut induire que l'Andorre a, sous la dynastie Carolingienne, joui des mêmes franchises. « Avec son sol pauvre et son « climat rigoureux, elle ne devait pas être, en elîel, un « séjour bien tentant. Il était donc nécessaire, pour la

1. Bulletin de la Société archroloi/ii/no fin Midi île In France, w" 13, 1894, pp. 38-39. Compte rendu d'une communication de M. Pasquier.

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