‹ La constitution de l'AndorreChapitre 7 sur 110 · Id · texte numérisé non relu

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« peupler, d'onrir de sérieux avantages à ceux qui con- « sentiraient à venir s'y fixer. Cette induction histori- « que, si plausible par elle-même, se trouve confirmée (( par la tradition séculaire suivant laquelle l'Andorre « aurait été dotée de ses privilèges par les princes « Carolingiens' ».

La Vallée fut placée par Charlemagne et ses premiers successeurs dans la même situation privilégiée que la Septimanie et la Marche d'Espagne. Mais elle n'a pas reçu, comme on a eu le tort de le croire, une constitution spéciale due à la bienveillance des premiers Carolingiens : c'est précisément cette « fable grossière^ » qu'il faut reléguer dans le domaine de la légende et c'est en cela que le diplôme attribué à Charlemagne est une simple o curiosité paléographique' ».

Voici la cause de cette erreur : l'Andorre, à raison de sa situation topographique, a pu protéger assez facilement ses franchises contre les usurpations seigneuriales, tandis que dans le reste de l'empire Franc, les droits des aprisionnaires étaient amoindris ou même supprimés. Ainsi que le dit M. A. Garrigou, « lorsque « finit le royaume d'Aquitaine, l'Andorre se trouva « frontière immédiate du royaume de France et d'Ara-

« gon Le voisinage des deux royaumes a été la

0 sauvegarde des libertés Andorranes. — Le comte de « Castelbon d'une part, celui de Foix de l'autre, l'un au « nom des rois d'Aragon, l'autre au nom des rois de « France, successeurs des anciens rois d'Aquitaine, « étaient des sentinelles avancées qui veillaient cons- « tamment à la garde des anciens privilèges de ce petit « pays, et empêchaient, en opposition l'un de l'autre,

1. Ch. Baudon de Mony. Relations l'oliliqars des roniics rie Foix avec la Cnialagar Jusqu'au comnienceincrit du xiv' siècle, t. I, p. 55.

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