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conditions requises par l'art. 1 de la Reforma sont remplies ; b) pour les autres forasteia, les Cumuns ont l'habitude d'exiger un séjour de dix ans avant d'accorder la naturalisation.
Seuls, les Andorrans ont le privilège d'user des droits de pêche et de chasse et, pour en obtenir l'exercice, les étrangers sont obligés d'adresser une demande au conseil de la paroisse qui leur accorde ou non l'autorisation. C'est là le droit strict, mais l'on m'a assuré (ju'il suffisait, pour ne pas être inquiété, d'aller chasser ou pêcher en se faisant accompagner par quelqu'un du pays.
Pour bâtir, tout habitant, Andorran ou forante >\ doit demander la permission (lo permis per edificar) au Coma et il faut que le Conseil général confirme cette autorisation. De même, tout étranger, désireux d'acquérir un immeuble dans les Vallées, doit obtenir au préalable l'autorisation du conseil de sa paroisse, confirmée par le Conseil souverain : mais ce dernier usage est aujourd'hui tombé en désuétude.
2° Domaine publie paroissial. — Une partie considérable du territoire des Vallées appartient à l'Etat et aux paroisses ou aux quartiers: ce domaine public comprend des pacages et des bois qui rendent à la population deux sortes de services : a) ils permettent d'élever une quantité considérable de bestiaux, source de richesses capitale pour les habitants ; b) ils alimentent les recettes publiques.
1° Les pacages comprennent deux domaines, l'un appartenant à l'Etat et l'autre communal. A) Le premier, (|ui est constitué par les montagnes voisines de l'Espagne, est affermé chaque année aux propriétaires du district d'Urgel dont les troupeaux, composés surto\it de moutons, transhument en été pour venir paître des pâturages plus frais : ils y demeurent jusqu'au mois
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d'octobre, époque où les vents froids les obligent a quitter les montagnes andorranes'. Les fonds qui en proviennent augmentent d'autant le budget des recettes. B) Quant aux prés communaux, ils étaient autrefois, paraît-il. divisés en quatre portions ou quarts, destinés à être répartis entre les six paroisses suivant leur population, de sorte que chaque quart était donné à une ou deux paroisses, suivant le nombre de ses habitants. Aujourd'hui chaque paroisse a sa portion (lislincte de pàlui-ages qui, selon les communes, a) reste indivise : c'est le cas de trois paroisses, ou h) se partage en pacages : l'^ particulièrement atïectés aux divers cwirh et 2*^ communs à tous les habitants du territoire paroissial : les trois autres paroisses ont adopté ce système. Voici leur situation à cet égard :