‹ La constitution de l'AndorreChapitre 80 sur 110 · Cf. I, p. 9.') et II. .l.-F. Bladk. Ioc. rit., passim · texte numérisé non relu

Cf. I, p. 9.') et II. .l.-F. Bladk. Ioc. rit., passim

une fois fixée, il la met aux enchères et l'on devient adjudicataire moyennant un prix ferme qui est versé entre les mains des consuls. Un décret du Conseil général du XVIII® siècle donne la préférence aux Andorrans sur les étrangers, au cas d'égalité dans les prix offerts : il n'est plus appliqué. Lorsque ce sont des habitants de la paroisse qui deviennent adjudicataires, ils louent directement les pâturages à des propriétaires ariégeois ou espagnols : ce système est préféré par les membres des Comum dans un but de convenance et de dignité : ils n'ont ainsi aucune relation avec les étrangers.

En 1886, le Conseil général a décidé, afin de permettre à tous les habitants d'élever des troupeaux, que chaque métairie ne pourrait envoyer paître dans les pacages publics qu'une certaine quantité de bestiaux, proportionnelle au nombre de tètes possédé par elle. On y admet à la fois les troupeaux appartenant en propre aux habitants des Vallées et ceux qu'ils prennent en garde pour l'été, c'est-à-dire les transhumants, moyennant, pour ceux-ci, le paiement d'un impôt spécial : Vntraiiy '.

JMous les bois sont communaux ; aucun Andorran n'a un droit de propriété particulier sur eux et chaque paroisse a sa portion séparée où ses habitants peuvent aller ciiercher ce qui est nécessaire à leur consommation. Gomme les forêts de l'Andorre sont encore plus ([ue sutïisantes pour les besoins de la population, la partie des coupes qui est en excès est vendue par les paroisses: l'argent qu'elles en retirent est destiné à payer leurs dépenses extraordinaires ; le Cornu fixe chaque année la quantité de bois à exploiter et à vendre à l'étranger. Et si l'on ne se préoccupe pas de mettre un frein aux véritables ravages des bûcherons et des charbonniers, les montagnes des Vallées perdront

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