‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la race (volume 2)Chapitre 10 sur 163 · CH. !V — L'UNION DE PAROISSES · texte numérisé non relu

CH. !V — L'UNION DE PAROISSES

ratioû de deux classes qm , selon la tradition de l'Angleterre et de toutes les nations prospères, doivent rester intimement unies. Quand les exagérations du prétendu principe de «la liberté commerciale » ne seront plus placées par les gourernants au-dessus des préceptes du Décalogue , les Anglais reviendront, sur ce point essentiel, à leurs vieilles coutumes; ils ne larderont pas à abolir le régime ac provisoire » pratiqué depuis 4601 . On ne saurait trop admirer, au surplus , le bon sens avec lequel les législateurs , au milieu de leurs aberrations présentes sur l'assistance des pauvres, ont réservé les chances d'un meilleur avenir. Le régime de 1834 n'est en principe institué que pour une durée de cinq années : depuis lors il a été, il est vrai , renouvelé périodiquement par la loi ; mais, grâce à cette sage précaution, Topportu-» nité de la réforme reste constamment signalée aux esprits prévoyants. Les Poor law commissioners ont d'ailleurs évité Técueil contre lequel on se heurte de plus en plus chez quelques nations du Continent. Ils se sont gardés de bâtir les Workhouses dans les villes : ils les ont placés pour la plupart sur la région la moins peuplée du territoire de chaque union; et, grâce au mépris que conservent pour les agglomérations urbaines les classes supérieures (VI, viii), ils ont aisément trouvé dans les campagnes le personnel des Guardians.

L'institution des unions de paroisses à entradné celle de plusieurs autres nouveautés ; mais , en entrant ainsi dans a: le progrès », le parlement s'est également gardé de certaines exagérations adoptées sur le Continent. En organisant un nouvel état civil, il n'a point commis , contre la tradition du genre humain, l'attentat qui consiste à placer, au sujet du mariage , un magistrat audessus du ministre de Dieu : il s'est borné à mettre une sorte de notaire à la disposition des libres -penseurs qui voient dans le mariage un contrat civil et non un acte religieux ^. En ce qui touche les déclarations de naissances et de décès, le service du Superintendant-registrar (V, viii) et de ses aides répartis dans l'union, est exempt des formalités tyranniques qu'imposent aux familles plusieurs bureaucraties du Continent, En revanche, l'union exerce, pour la propagation de la vaccine, une contrainte qui n'existe point en d'autres contrées. Le législateur admet que le voisinage des non -vaccinés est fort dangereux pour la santé publique : s'il se trompe, l'erreur est due à la doctrine médicale et non à l'exagération systématique du principe d'autorité.

'* fji Réforme sociale, 56, viii.

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