PIECE I
m BAHeflRS DU NAtURÂLIdllE ÂLlEMAirD
BX^?LE DES ÛBINIOMS LlTXéRÀIBES QUI, RAH LBURS OdNséQUSNaBS DIRECTE^, ENTRAINERAIENT LA RUINÇ DB9 SOCIÉTÉS, MÊME LES PLUS PROSPÈRES.
Uç grand danger penace aujourd'hui VA^glet^rra, coipme lç3 autres nations qui SQnt àevepues Siss/^A riches pour donuer un grand dév^lopp^m^nt au:^ eu^ tur^ inteUectueUçs. Les lettré§, qi|^ Qe$ eulture^ miiUiplient, suivent la pifincipale impulsion imprb XixèSij depuis un demi- siècle, aux autres, cla&ises dirir: géantes ; \U accordept surtout leur ei^time aux innQmhraj)lea décpuYortesi qui sont amenées par l'obserYatioft méthodique du monde matériel, et qui facilitent à wk haut d§gré TaGcumulation des riohe$se$. Cette préo<^ çup§tioQ e}^clusiye est toute nouvelle, et elle antrai&^ uiie foule d'inconvénients : elle fait perdre, de vue 1« loi divine, c'est-^-djre la connaissance plus simple, mais plus esseutielle qui, dans tous les temps et dana tous les lieux, a été la vraie force des sociétés pros^ pères ; ellp dégrade les esprits en les attachant à des vérités d'ordre inférieur; et, d'un autre côté, en développant l'orgueil qui naît du succès obtenu dana Vofvdre matériel , elle divise les hommes et pousse la société ^ux abiopie^.
Certains lettrés prennent le change sur la portée des nouvelles découvertes. Selon ces dangereux docteurs, les principes qui devraient présider au gouvernement de rhomme, sont simplement les lois physiques qui régissent, avec une inflexible fatalité, les autres êtres de la création. Partant de cette idée préconçue et niant l'évidence même, ils regardent comme non avenus les phénomènes moraux d'où émanent cependant les faits les plus considérables et les plus permanents de la science sociale. Dans cette voie , ils s'égarent au milieu d'une confusion inextricable et aboutissent à de perpétuelles contradictions. Les individus qui restent dans les voies de la tradition, et les corporations qui en gardent les principes ne se sont guère appliqués à mettre en lumière cette nouvelle sorte d'aberrations. Les hommes de tradition hésitent encore avant d'entreprendre cette tâche : surpris de l'incohérence qui règne dans la doctrine du naturalisme, ils cherchent en vain dans les sciences naturelles les preuves que l'on invoque; ils attribuent modestement à leur manque de connaissances spéciales , l'obscurité qui est surtout dans la pensée et le texte des nouveaux docteurs. Quant à la jeunesse, déjà nombreuse, formée en dehors de tout enseignement religieux (V, v, n. 6) dans les a écoles modernes », elle apprend que, grâce au progrès des lumières, « la science » tient aujourd'hui, en ce qui touche la direction des intérêts sociaux, lé rôle que remplissait autrefois la religion. Squs ces influences se forment peu à peu des populations prêtes à donner leur concours aux plus terribles nouveautés. Ce dan-