PIÈCE VU — TRAVAUX QUI ONT PRÉPARÉ L'UNION
qm l'entourent ; et il a charge du gouvernement local lorsque les petites autonomies, rurales et urbaines, n'ont point été détruites par les tyrannies royales ou populaires. C'est donc à juste titre que l'auteur a appelé ces hommes utiles « les Autorités sociales », sans savoir que Platon les avait déjà nommés a les hommes divins ». Ces hommes ont toujours été et sont encore pris pour guides par leurs voisins. Ils n'ont jamais prétendu diriger leurs contemporains par leurs écrits ou leurs discours. Ceux de l'époque actuelle ne sont pas moins modestes. Us enseignent, par leur pratique journalièpe, que pour préserver l'Occident de nouvelles catastrophes il faut procéder à deux réformes principales, savoir : condamner les idées fausses cachées sous l'abus des mots liberté, progrès, égalité, démocratie, etc.; restaurer les mœurs fondées sur la pratique du Décalogue, et notamment
le respect dû à Dieu, au père et à la femme. - ■^>^,
SOMMAIRE r i
DES PRINCIPALES DIVISIONS DE l'OUVRAGE ^y'PO'^v'
Avertissement, vu à xii. — Chapitre I®^ : La distinction du bien et du mal, 1 à 134. — Chapitre second : La pratique du bien ou la Coutume, 136 à 171. — Chapitre troisième : L'invasion du mal , ou la corruption , 172 à 204. — Chapitre quatrième : Le retour au bien, ou la réforme , 205 à 228. — Chapitre cinquième : Les objections et les réponses, 229 à 308. — Chapitre sixième : Les difûcultés et les solutions , 309 à 492. — Documents annexés , 493 à 546. — Table, Index et liste, 547 à 564.
§ 5. — l'ouvrage intitulé : U Organisation de la famille.
Depuis quatre-vingts ans, une de nos grandes erreurs est de désorganiser, par les empiétements de l'État , l'autorité du père de famille. Ce désordre social a eu pour origine la corruption de la monarchie et surtout les violences de la révolution. L'omnipotence de l'État et l'oppression de la famille ont été érigées en doctrine par J.-J. Rousseau, dans V Emile et le Contrat social. Propagée à la fin du xviii® siècle par des disciples fervents, cette doctrine a été sanctionnée par les lois de la Terreur. Ces lois, momentanément neutralisées par les coutumes locales et la tradition des familles, dominent aujourd'hui les idées et les mœurs dans les deux tiers de la France, et elles y sapent sans relâche les fondements de la société.
Le plan de réforme se résume en des termes simples : soustraire la famille au régime de destruction créé en 1793 par la Terreur ; rendre au père l'autorité qui lui appartient chez tous les peuples libres et prospères ; enfin signaler, parmi les organisations diverses de la famille, le meilleur modèle fourni par la tradition nationale et par l'observation comparée des peuplés européens. L'exposé des faits sur lesquels est fondé ce plan de reforme se divise en deux livres. Le livre premier offre l'histoire des trois régimes sous lesquels la famille s'est constituée, selon les lieux, les races et les temps. Le livre second donne la description spéciale de la famille- souche, dont l'exemple s'impose, avec le plus d'évidence, aux nations établies