CH. VI — LES COLONIES
faux dogmes de la Terreur, peuvent donc retrouver au Canada <^, dans un puissant essaim de leur race , l'harmonie , la fécondité , les forces morales et les qualités charmantes que l'Europe admira et prit pour modèles au xvii® siècle , à cette grande époque où l'Alsace , reconnaissante dés services rendus aux Allemands du Nord , se donna volontairement à la France.
Les dernières conquêtes coloniales de l'Angleterre ont eu une plus louable origine ; et elles auront vraisemblablement de plus heureuses conséquences pour la paix intérieure de l'empire britannique. Elles ouvrent un brillant avenir aux nombreux rejetons des familles -souches du Royaume-Uni. Elles transforment des territoires déserts en champs fertiles, et créent sur des côtes dangereuses des ports hospitaliers. Enfin, en propageant dans le monde entier la langue anglaise, elles favorisent le commerce des produits britanniques ; elles garantissent pour l'avenir à l'Angleterre l'ascendant que semblait lui refuser l'exiguïté de son territoire. Le continent australien offre en ce genre de beaux exemples
® Les Ouvriers des deux mondes: t. V, l^e partie, Monographie du paysan de Saint-Irénée, Bas -Canada. — Bulletin de la Société d'économie sociale : t. II , p. 502 , sur la stabilité de la famille au Canada , par M. de Villeneuve- Flayosc; t. IV, p. 45, sur le rôle de la race française dans la colonisation du Canada, par M. Rameau. — Voir aussi l'Organisation du travail, % 70.
aux races qui conservent la fécondité '. Ce modèle serait irréprochable si les immigrants britanniques respectaient le droit des races indigènes , comme l'ont fait au Canada les colons français.
' Sur la constitution sociale de l'Australie > par M. Eugène Simon, consul de France à Sydney. (Bulletin de la Société d'économie sociale, t. IV, p. 589.)