‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la race (volume 2)Chapitre 89 sur 163 · LE HEUÈDE AU MAL ACTUEL · texte numérisé non relu

LE HEUÈDE AU MAL ACTUEL

Les vices et les maux de toute sorte émanant du scepticisme ont souvent désolé les nations riches et lettrées , en sorte que le remède est depuis longtemps connu : c'est le retour à la loi morale sous la haute influence de la religion, avec le concours de clergés fidèles à leurs devoirs. Déjà l'Angleterre a pu accomplir une telle réforme après l'époque de Bolingbroke et de Chesterfield : elle réussira encore si elle sait, comme alors, attaquer le mal avec une connaissance complète de la cause qui le produit. Au xviii® siècle , cette cause était la corruption des classes dirigeantes ; et il a suffi que celles-ci revinssent au bien par l'exemple d'un roi honnête homme. Maintenant , c'est l'orgueil des lettrés qui pousse les peuples à la révolte contre la loi divine : c'est « la vraie science 3> qui les ramènera à la soumission. Aux

idées préconçues de « l'esprit moderne 3>, les vrais savants opposeront les faits , constatés avec mélhode , qui montrent partout la prospérité des peuples inséparable de la croyance en Dieu et de la soumission à sa loi.

Les maux engendrés par le faux. dogme du •travail seront peut-être moins faciles à guérir, car ils prennent, en quelque sorte, l'humanilé au dépourvu ; et Ton reste san^ précédents pour la souifrance comme pour le remède. La solidarité nécessaire du patron et de Touvrier n'a pu être méconnue tant que l'atelier s'est à peu près confondu avec le foyer domestique; mais il en est autrement depuis que la houille , la vapeur et lés machines -outils multiplient outre mesure lés grandes usines à moteurs mécaniques. Encouragés par une fausse science à violer la tradition, les patrons ont sacrifié l'avenir au présent; et, à cet effet, ils ont pris pour but un accroissement momentané de bénéfices , tout en se flattant de diminuer leurs charges et . Surtout d'amoindrir leur responsabilité. Aux époques de prospérité de la fabrique, ils ont recruté à tout prix des ouvriers en les arrachant à une situation moins lucrative , mais dans laquelle le lendemain était mieux assuré; puis ils les ont aban«^onnés sans ressources, quand l'exagération même de cette activité a fait revenir une époque de chômage. Par sa funeste propagande, l'école de

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