‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la race (volume 2)Chapitre 99 sur 163 · CH. VII — LES SYSTEMES SOCIAUX EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

CH. VII — LES SYSTEMES SOCIAUX EN ANGLETERRE

tance des ouvriers qu'ils emploient. Ils croiraient sortir de leur rôle en imposant, ou même en enseignant les procédés de cette réforme ; mais ils laissent toute liberté aux particuliers qui s'efforcent de l'accomplir.

En présence des souffrances individuelles et des dangers publics qu'amène l'abandon de la plus salutaire coutume du travail, cette attitude des gouvernants rejette de lourdes obligations sur les particuliers. La responsabilité du mal et' l'application du remède incombent surtout aux personnes qui emploient beaucoup d'ouvriers.

Le devoir est encore plus direct quand les ateliers deviennent le siège des grèves qui inquiètent les localités et y troublent parfois la paix publique. Cependant les patrons fidèles à la tradition , ou disposés à réagir contre la nouveauté , seraient peut-être utilement guidés par une distinction préalable entre le bien et le mal. Le gouvernement est sorti de l'état d'indifférence à l'égard de certains intérêts privés qui touchent de moins près à l'intérêt public. Il a conféré la personnalité civile à une corporation qui choisit , parmi les médecins , ceux qu'il lui semble utile de recommander à la confiance des malades (IX, vu).

Ne pourrait -il pas accorder la même faveur à une institution analogue qui signalerait , comme exemples à suivre , les paroisses où les ateliers de travail restent depuis vingt ans dans une paix

profondé , celles notamment qui n'ont point ré-

clamé Taction répressive d'une autorité ëxtêrieiire ? Assurément ceux qui voient avec inquiétude rincessaiite immixtion dés pouvoirs publics dans la vie privée ne doivent pas conclure d'un envahissement à uti autre. Ici toutefois là question n'est plus entière. Lés pouvoirs intérviennéiil rudement dans les ateliers pour réprimer certains abus de la liberté individuelle : ils iie devraient pas s'abstenir s'il semblait possible d'en conjurer la multiplication par là publication d'un simple répertoire ou par tout autre moyeii préventif qui né compromettrait aucun intérêt respectable.

Au surpliis , si les Anglais ont pris l'initiative du. mal qui désolé les ateliers , ils conservent mieux que les autres peuples les conditions sociales au milieu desquelles là guérison peut se produire. Même en cette matière délicate, la constitution décrite dans cet ouvrage mérite d'occuper une grande place dans l'estime des hommes voués à la réforme de l'Occident. Mieux que toute autre nation riche , lettrée et puissante, l'Angleterre est préparée à donner le bon exemple , à calmer les discordes engendrées par la souffrance et la haine, enfin à rétablir, sur le bien-être des foyers et l'accord des esprits, le règne de la paix sociale. ,

Lm Mges de l*imtlqiiitô éolaindent lef hommes de leurs lumières ; ceux de nos jours les éclairent de leurs ténèbres.

CoNFociiis.

Qnand une répnbli^ne est eôrrdfiipue, on ne I>eut remédier à aucun des maux qul^ naissent qu'en âtant là eoirrnptlon et en rappelant les principes.

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Les ressonrâes fournie» par l'expérience conyiennent mieux aux fins politiques que celles que Ton inrehtè dus dei projeti todt nenb.

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