‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la raceChapitre 104 sur 190 · CH. II — LE CULTE OFFICIEL · texte numérisé non relu

CH. II — LE CULTE OFFICIEL

La rétribution du clergé attaché au culte officiel reste assurée, aujourd'hui, comme elle Tétait sous Fancien régime, par les grandes et les petites dîmes (Tithes) assises sur toutes les propriétés immobilières. Ces dîmes ne sont plus prises en nature sur les produits du sol : elles ne varient même plus chaque année proportionnellement à la valeur de .ces produits; elles sont évaluées à certaines époques, converties pour chaque localité en abonnements, et levées comme un impôt. Beaucoup de propriétaires ruraux ont légué à leurs paroisses des revenus annuels pour l'entretien du ministre; et, dans ce cas, leurs descendants, lors du décès ou de la retraite de chaque titulaire , ont le droit de présenter son successeur à l'approbation de l'évéque. Les bâ-

vistes, utilitaires ou évolutionistes. Le méthodisme et les sectes exclusives du protestantisme indépendant continuent à dominer parmi les classes les plus nombreuses. Mais le protestantisme modéré se divise.au sein de TÉglise anglicane. L'indifférence se propage parmi les classes moyennes, tandis que les classes supérieures et une partie du clergé sont éprises du « ritualisme ». Cette dernière forme est une réaction autoritaire : les ritualistes , tout en continuant à repousser l'autorité de Rome , se rapprochent des catholiques par les caractères de leur dévotion, les cérémonies de leur culte, et surtout par l'importance attachée à la confession et aux sacrements. L'acte du 10 juillet 1873, qui a pour objet d'établir plus d'uniformité dans les prières et les cérémonies de l'Église, semble inspiré à la fois par le désir de seconder en partie ces tendances et de limiter les progrès du ritualisme.

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timents religieux sont plus spécialement entretenus au moyen de la taxe d'église (Churchraté). Celle-ci est entièrement assimilée aux autres taxes locales : elle est fixée d'après la valeur locative (Rent) de tous les immeublés urbains ou ruraux ; et elle est levée par des percepteurs institués dans chaque paroisse (VIII, xn).

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