CH. V — U JEUNESSE ET L'ÉDUCATION ÎW
Enfin, les universités d'Oxford et de Cambridge y et plusieurs autres grands établissements d'enseignement supérieur, dont le nombre s'accroît dans la même proportion que les fortunes privées, complètent l'enseignement des jeunes gens qui sont destinés par des familles opulentes aux plus hautes fonctions de la politique et de l'administration, ou qui prétendent aux professions lucratives des arts libéraux* (IX, v).
Dans ces classes supérieures de la société, l'enseignement des filles est organisé presque exclusivement au foyer domestique ^^ Pour les jeunes gens des deux sexes, l'enseignement scolaire est
« de la Tamise forment un parc orné de pelouses et de fu- « taies à perte de vue. Ce n'est pas là seulement que ces « enfants prennent leurs récréations ; ils se répandent à « toute heure dans la campagne ou dans le bourg voisin. « Sauf le temps des classes , ils font à peu près ce qu'ils «c veulent; et ils n'abusent que rarement de cette liberté si « étrange à nos yeux... Chez la masse des enfants, la vie, « la santé, Tintelligence, coulent à pleins bords, avec une « sorte de sérénité expansive et respectueuse que Ton ne « rencontre guère chez les élèves de nos casernes univer- « sitaires. Quelle différence entre un pareil séjour et les « maisons où nous avons fait nos classes , vraies prisons « murées entre deux rues de Paris, dominées partout par « des toits et des tuyaux de cheminées , avec deux rangées « d'arbres étiolés au milieu d'une cour pavée ou sablée , et « une malheureuse promenade tous les huit ou quinze joura « à travers les guinguettes dos faubourgs 1 » (Montalembert, De l* Avenir politique de l* Angleterre, p. 174 et suiv.) " La Réforme sociale, 47, xvi à xix. = ^^ Ibûl,, 47, xxiv.
t06 LIVRE CINQUIEME — LA FAMILLE ET SON DOMAINE
complété par des voyages d'étude accomplis sur le Continent et même dans les contrées les plus éloignées. La jeunesse anglaise apporte dans ces observations une méthode et une faculté d'attention qui démontrent l'excellence de l'éducation antérieure. Les étrangers admirent ces solides qualités d'esprit chez les Anglais voyageurs ; ils peuvent aussi en admirer les résultats , lorsque , parcourant eux-mêmes l'Angleterre, ils y voient souvent pratiquer, avec des perfectionnements, certains usages de leur propre pays (VII, rv).