CH. V — LA JEUNESSE ET L'EDUCATION
Les écoles secondaires offrent divers degrés d'instruction aux enfants des classes moyennes^:
mis à la taxe des pauvres. Le conseil scolaire est la seule autorité qui crée et dirige , sous la haute surveillance du Département de l'éducation, les Écoles publiques élémentaires. Les subventions de TÉtat leur sont réservées, ainsi qu'aux anciennes écoles qui en adoptent le règlement. Les principaux traits de ce règlement sont les suivants. Aucun formulaire religieux n'est enseigné à l'école ; aucune pratique religieuse ne peut avoir lieu qu'en dehors des heures de classes, et aucun enfant ne peut être contraint d'y assister, de môme qu'il ne peut être retenu à l'école aux jours et aux heures affectés au culte pratiqué par ses parents. Les inspecteurs ne peuvent intervenir en aucune matière religieuse. Le conseil scolaire règle la gratuité spéciale ou générale ; il peut obliger, sous diverses pénalités et sauf excuse valable , les parents à envoyer à l'école les enfants de 5 à 13 ans, mais il ne peut, même en cas d*assistaace, contraindre les enfants à suivre une autre école que celle choisie par leurs parents. Un acte du 5 août 1873 , complément du précédent, prive de secours les parents dont les enfants ne fréquentent point une école. (Voir, pour plus de détails, le travail de M. du Buit, inséré dans l'Annimre de législation étrangère, 1. 1 , p. 26 et t. 111 , p. 71.) — En 1862 on comptait environ 5.500 écoles. En 1867 les diverses communions se partageaient ainsi l'enseignemeni de l'enfance :
Anglicans 5.522 écoles et 837.068 élèves.
Dissidénls proteslanto . 1.204 — 225.570 —
Catholiques 296 — 61.968 —
Totaux .... 7.022 — 1.124.606 — En 1873 les inspecteurs ont visité :
Écoles subventionnées . . 11. 904 contenant: 2.218.598 élèves. — non subventionnées. 752 — 52.350 —
Totaux 12.656 — 2.270.948 —
/^ La Réforme sociale, 47, xii.
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204 LIVRE CINQUIEME — LA FAMILLE ET SOf^ DOMAINE
ce sont, pour la plupart, des externats qui s'établissent dans tous les quartiers des agglomérations urbaines, pour la commodité des communications journalières entre les foyers domestiques et l'école. De petits pensionnats pourvoient aussi aux besoins des familles plus aisées ou de leurs orphelins : ils ont pour sièges de modestes habitations éparses dans les banlieues urbaines ou les camps^gnes ; et ils sont souvent tenus par des pères de famille qui, en admettant quelques élèves à leur foyer, peuvent instruire sans frais leurs propres enfants.
De grands collèges, gérés par des corporations pourvues de biens considérables, donnent un enseignement plus élevé et plus dispendieux aux enfants des familles riches. Ces établissements, parmi lesquels ceux d'Eton et d'Harrow occupent le premier rang, subsistent par leurs propres ressources et ne demandent rien à l'État, aux comtés ou aux cités. Ils se distinguent par deux caractères : leurs vieilles traditions qu'ils tiennent à honneur de perpétuer; leur.situ2^tion à la campagne, qui place les foyers de l'éducation nationale, loin des grandes villes, au milieu des saines influences de la vie riirale ^
* « n est difficile de concevoir un séjour mieux fait que a celui d'Eton pour exercer une action heureuse et durable « sur rélite des fils d'une grande nation... Tout àPentour « du collège de vastes prairies limitées par les ondulations
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