‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la raceChapitre 190 sur 190 · CH. VI — LES RAPPORTS COMMERCIAUX · texte numérisé non relu

CH. VI — LES RAPPORTS COMMERCIAUX

Il serait injuste d'attribuer ces abus du commerce à une inclination naturelle du peuple anglais et de son gouvernement. Au milieu de l'ébranlement actuel des vieilles institutions, les Européens cèdent aux conseils de Terreur plutôt qu'aux impulsions du vice. En Angleterre plus qu'ailleurs, on répète à satiété que le commerce est a: le lien des nations et la source de la paix ». On ajoute que la liberté des initiatives dans toutes les branches du travail est un droit imprescriptible. De là, les adeptes du « progrès matériel » croient pouvoir conclure que le principe de tout

de son Journal, — 29 mai 1857, entre Ceylan et Penang : « Il « est impossible de lire le Livre bleu sans reconnaître que a nous avons souvent agi envers les Chinois d'une manière « qu'il est très-difficile de justifier. » — 22 décembre 1857, en face Canton : « Je juge amèrement ceux qui, poussés par « rintérêt le plus égoïste , foulent aux pieds cette antique « civilisation. » — 24 décembre : « Les commandants ne se- (c ront prêts (pour Tattaque) que lundi ; c'est le jour du Mas- « sacre des Innocents ! Si nous pouvons prendre cette ville ■« sans trop de massacre, j'estimerai que cette triste affaire « {job) en est une bonne...; mais rien ne saurait être plus « méprisable que l'origine de notre querelle. » — 14 mars 1858 , Foochow : « Je ne sais ce que je remporterai d'ici, si ce « n'est cette impression générale que notre commerce repose « sur des principes déshonnêtes vis-à-vis dos Chinois , et « corrupteurs pour notre peuple. » — 30 août 1858, au retour : « Je quitte sans aucun regret cet abominable Orient, abo- « minable non point en lui-même, mais parce qu'il est « entièrement couvert des témoignages de notre violence , « de nos fraudes et de notre mépris du droit. » [Leiiers and journals of Jami-s, eight Earl of Elgin.) — F. L-P.

bien est « la liberté du commerce ». Mais cette conclusion est condamnée par la loi suprême; elle est de plus réfutée par l'expérience et la raison. Dans les manifestations du libre arbitre, le droit est subordonné à l'usage qu'on en fait. En matière de commerce, comme en tout autre mode d'activité, « la contrainte » devient la règle quand « la liberté » s'emploie à violer la loi morale.

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