OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
Je ne me len des lirret, qntii non plas qne cenlz qui ne les eognoissent point; i'en loals comme les aT&ricieaz des trésors, ponr sçaToir qne i'en ioniray qnand il me plaira.
MoifTAmiii, Bi$aii, lir. III, ehap. ni.
C0M3<ENT UN LIVRE UTILE RESTE SUREMENT CLASSÉ COMME LIVRE DE BIBLIOTHÈQUE »
Montaigne a parfaitement vu en lui-même une disposition d'esprit habituelle chez ceux qui s'adonnent aux travaux sérieux de la pensée. La satisfaction que leur procure la publication d'un bon livre , traitant du sujet favori , n'est complète que si une condition est remplie : si, pour le connaître et en faire usage , ils peuvent se dispenser de le lire tout d'une traite, et la plume à la main, au détriment de la méditation commencée. A égalité de mérite , le livre agréable aux hommes laborieux de toute condition est celui qu'ils ne sont point obligés de lire : c'est celui dont ils peuvent acquérir la connaissance approfondie en le consultant facilement, chaque fois qu'ils ont à y
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