CD. VI — RESSOURCES DU SOL, DE L'AIR ET DES EAUX
les mers , grâce au développement qu'a donné la Grande-Bretagne à son commerce extérieur. La force de la vapeur est, il est vrai, substituée aujourd'hui, dans de vastes proportions, à celle des vents; ainsi en 1861 : 1.000 navires à vapeur, jaugeant 450.000 tonneaux et montés par 28.000 marins , sillonnent toutes les mers; mais 20.000 navires à voiles de 4.000.000 de tonneaux, avec 144.000 marins, continuent de faire communiquer les ports de la more patrie , soit entre eux , soit avec ceux du monde entier ^.
Les mers contiguës aux rivages et les fleuves qui y débouchent, sont pour la population une abondante source d'aliments *. La seule pêche du saumon est une des grandes ressources du pays^.
^ L'accroissement de la marine à vapeur du Royaume- Uni a été considérable dans les dix dernières années.
Nombre des iiaTires.
Tonnage en milUers.
Sombre de marins.
Navigation à voiles. . .
Idem à vapeur. .
Totaux en 1873. ,
Il n'est pas tenu compte ici de la navigation fluviale, rizi * En 1871 , 30.000 bateaux de pêche, jaugeant ensemble 260.000 tonneaux, étaient inscrits dans les ports du Royaume- Uni ; la moitié appartenait aux ports anglais. = ^ Plusieurs auteurs affirment que les premiers habitants de TAngleterre repoussaient absolument Tusage du poisson ; mais ils ne donnent dans leurs écrits aucune preuve à Pappui de cette assertion. Il est contraire .à la raison d'admettre quo I t
La pêche des poissons émigrants , et surtout des harengs attn*és périodiquement sur les côtes par les eaux du Gulf-Stream, est l'objet d'une iur dustrie considérable. Elle était déjà exploitée sur une vaste échelle au xi« et auxii® siècle, quand les Dieppois et les Flamands envoyaient leurs navires sur les côtes de la Grande-Bretagne. Aujourd'hui le port de Yarmouth y consacre 400 bateaux montés chacun par 55 hommes ^ Le revenu annuel atteintlS.OOO.OOOfr. Cette branche du commerce maritime est singuUèrement étendue par les navires qui vont dans toutes les latitudes, et jusque sous les plus rigoureux cUmats , exploiter les produits de l'Océan. Au temps d'Elisabeth , l'Angleterre n'expédiait à Terre-Neuve que 40
les anciens Bretons négligeaient les immenses ressources que la facile pêche du saumon fournit précisément à l'époque où les produits de la chasse sont le moins abondants et de la moindre qualité.
^ La principale pêche du hareng et de la morue dans les eaux britanniques se fait sur les. côtes de TÉcosse et à la station de l'île de Man. Les chiffres suivants résument les traits les" plus intéressants de cette industrie en 1863.
Quantité totale de harengs salés 655.000 barils.
— — fumés 277.000 —
— — exportés. . . . 408.000 — ' Quantité totale de morues séchées et salées. 6.500 tonnes.
— — exportées. . . 2.700 —
Grande-Bretagne. Étranger.
Nombre des hommes employés — —
dans les pêcheries d'Ecosse . 100.000 hom mes. 1 .025 hommes.
Tonnage des bâtiments. , . s 204.000 tonnes. 13.700 tonnes.
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