‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la raceChapitre 70 sur 190 · LES VOIES COMMERCIALES · texte numérisé non relu

LES VOIES COMMERCIALES

Il existe encore , au centre des grands continents, des contrées aussi riches que l'Angleterre en mines fécondes et en terres fertiles, où cependant le sol reste jusqu'à ce jour à peu près sans valeur. Ainsi, par exemple, l'extrémité méridionale des monts Oural et les magnifiques plaines ondulées qui y confinent abondent en forêts séculaires, en mines métalliques et surtout en steppes de terre noire * dont la fertilité dépasse de beaucoup celle des meilleurs sols de

* Les Ouvriers européens, p. 58-68; paysans agriculteurs et charrons (à corvées) des steppes de terre noire d'Orenbôurg (Russie méridionale.)

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l'Angleterre. Cette magnifique région est placée sur la ligne d'émigration des races qui, depuis les temps les plus reculés , se sont répandues de l'Asie centrale, sur les rivages de la mer du Nord, puis, de proche en proche, en Angleterre et dans les autres contrées de l'Occident. Pendant longtemps , aucune de ces races n'a voulu s'y fixer. Aujourd'hui même , malgré les récents exemples des colons russes venus de l'Occident, les Bachkirs y restent encore à l'état demi-nomade*. Le goût de la vie errante subsiste également dans une paiHie de l'Afrique et au centre des deux Amériques. L'état social de ces localités s'explique par un même fait : l'éloignement des rivages de l'Océan, c'est-à-dire des grandes voies commerciales, par lesquelles les peuples, devenus sédentaires , pourraient échanger avec les autres races d'hommes les produits de leur travail.

Le territoire de l'Angleterre a toujours offert un contraste complet avec ces régions continentales. Les premiers habitants qui se sont procuré par lachasse,lepâturageetrexploitation desmines, des produits excédant leurs propres besoins , ont pu les transporter à peu de frais sur les rivages de la Manche , et les échanger contre les produits amenés , du rivage opposé ou même de la Méditerranée, par des peuples voués depuis longtemps

^ Les Ouvriers européens, p. 49.

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