CHAPITRE IV
LE ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET d'iRLANDE
Les tribus bretonnes qui occupaient les îles Britanniques à l'époque de la conquête romaine offraient plus d'éléments d'union qu'il ne s'en trouva plus tard, après la retraite des Ro-
« il a souillé Fan tique honneur; je Taccuse au nom du « peuple de Tlnde, dont il a foulé aux pieds tous les droits, (c dont il a transformé en un affreux désert les fertiles con- « trées ; enfin , au nom de la nature humaine elle-même , au « nom des deux sexes , au nom de tous les âges , au nom « de tous les rangs, j'accuse leur ennemi et leur oppres- « seur commun. » (Macaulay, Œuvres diverses, 2® série, p. 322.)
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mains et les invasions des hommes du Nord. Les tribus refoulées en Ecosse, en Irlande et dans le pays de Galles, conservèrent longtemps des haines ardentes contre les envahisseurs de l'Angleterre. Ceux-ci, formés de quatre races hostiles, étaient en même temps divisés par des discordes intestines, lors même qu'ils acceptaient la souveraineté d'un même roi. L'œuvre d'union de tels éléments est un des phénomènes remarquables de l'histoire. Elle comprend deux parties principales : la fusion lente des quatre races de l'Angleterre, opérée pendant la 3® période de son histoire (II, iv); l'annexion successive des trois autres régions.
Les Bretons refoulés sur les territoires trèsaccessibles qui confinent à la mer d'Irlande, au sud de la Severn et au nord de la Mersey, furent bientôt domptés par les Anglo- Saxons. l^es Gallois, au contraire, résistèrent longtemps dans leurs montagnes abruptes et boisées. La résistance matérielle cessa après les deux soulèvements nationaux qui furent réprimés en 1283 sous Edouard pr, puis en 1403 sous Henri IV. Quant aux répugnances nationales qui survécurent à la conquête du pays, elles s'apaisèrent, puis s'éteignirent peu à peu après la bataille de Bosworth (1485). La victoire remportée dans cette journée mémorable par l'armée des Gallois et des Français eut, en effet, deux ré-
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sultats décisifs : é&% ameiia, p&r la mort de Richard III, la chute définitive de la maison d'York ; elle éleva Henri VII au trône d'Angleterre. Ce prince apporta aux Anglais deux moyens de prospérité : il unissait en sa personne le sang des princes gallois et celui de la maison de Lanca^e ; grâce à cette double origine, il put mettre un terme aux discordes civiles et fonder enfin sur la paix sociale la dynastie des Tudors.
L'annexion de l'Ecosse fut naturellement amenée en 1603 par l'avènement, au trône d'Angleterre , de Jacques VI , roi d'Ecosse , descendant par les femmes du premier des Tudors. Elle fut complétée en 1707 par l'acte d'Union.
L'annexion de l'Irlande n'a été , au contraire, opérée que par la force, après une résistance qui s'est soutenue pendant cinq siècles, qui n'a été domptée que par Cromwell après les massacres de Drogheda (1649) et par Guillaume III après la bataille de la Boyne (1690). Elle a été complétée en 1801 par l'union légale des parlements. Il ne semble pas toutefcâs qu'en 1864 cette union soit encore sanctionnée, comme elle l'est dans le pays de Galles et en Ecosse , par l'entière extinction des répugnances nationales qui, pendant quatorze siècles, ont régné, dans les îles Britanniques , entre les Bretons et les Anglo -Saxons.
Les renseignements relatifs à la surface et
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