CH. VIU — LES SUBDIVISIONS W MONDE
non sans raison, pour apprécier Timportance relative des nations est l'étendue des territoire& et le nombre de leurs habitants. Or le tableau suivant piontre que, soug ce rapport, la supériorité appartient aux Chinois *.
DiSIGNATION DES TERRITOIRES Miluï^^A. ML,. ^^^
Empire chinois 1.061 446 420
Empire britannique 2.105 228 108
États-Unis d'Amérique ... 935 39 42
Empire russe 2.080 82 39
Totaux et j Grands empires \ 6.181 795 128 moyennes j Autres nations. . 7.273 605 83
Territoires émergés ^ .... 13.454 1.400 96
Mers 37.534
Surface totale du globe . . . 50.988
* Ceux qui ne trouveraient pas cette démonstration suffisante doivent se re|)orter à Ténumération des colonies britanniques présentée dans les Documents. Ils comprendront que les territoires marécageux ou glacés de la baie d'Hudson, les déserts desséchés de FAustralie centrale , les races de rindostan qui obéissent à la force et entrent pour plus des quatre cinquièmes dans la population de TEmpire britannique, ne sauraient être comparés, comme éléments de puissance politique, aux steppes fertiles ou aux tribus nombreuses et soumises de la Mongolie. = ^ L'Empire romain , au temps de sa plus grande extension , présentait : surface , 420 millions d'hectares ; population , 1^ millions ; population par mille hectares , 285. zzz ^ Les quatre nations citées dans ce tableau occupent les 47 centièmes de la surfilée des terres émergées; TEmpire britannique seul en occupe les 17 centièmes.
Googk
Les comparaisons relatives aux autres éléments de puissance matérielle, et notamment à la force armée , montreraient souvent la supériorité hors de l'Empire britannique. Il n'y a qu'une branche d'activité sociale pour laquelle la suprématie de l'Empire britannique soit à l'abri de toute contestation. C'est la puissance minéralurgique et manufacturière, mesurée par la valeur des produits exportés.
Il n'y a point lieu, au surplus, d'insister davantage, dans cet aperçu, sur la comparaison des forces matérielles, car celles-ci ne sont que la conséquence des forces morales incarnées chez les diverses races. Or il s'en faut de beaucoup que l'Angleterre puisse, même à cet égard, réclamer la supériorité. Il est vrai, comme on l'a indiqué ci-dessus (II, vu), que l'Angleterre doit sa prospérité croissante de quatorze siècles à l'organisation spéciale de la famille anglo-saxonne gardienne de la loi morale , dépositaire des traditions qui fondent la hiérarchie sociale sur le travail et la vertu. Cette vérité sera encore démontrée , dans les livres suivants , par l'observation du présent , mieux qu'elle ne l'a été précédemment par l'histoire du passé. Mais ce n'est point chez une nation riche et lettrée , établie sur un territoire complètement défriché, que se trouvent les meilleures cultures de la loi mo-
dbyGoogk