CH. VIII — LES SUBDIVISIONS DU MONDE
rale^ A cet égard , et surtout en ce qui touche les mœurs de la classe dirigeante , l'Angleterre , vers la fin du siècle dernier, se montrait, en certains points, inférieure à la France ^ A ce même point de vue, elle doit être encore classée au-dessous de plusieurs petites nations. Les défaillances de l'Angleterre sont plus marquées quand on compare, en Europe, les classes populaires, placées aux rangs inférieurs de la hiérarchie du travail. Les types anglais sont déci-
^ La Réforme sociale , 51, viii et xii; 53, v. — UOrgor nisation du travail, §§ 65 à 70. z= ^ Cette remarque a été faite par plusieurs voyageurs anglais , notamment par un agriculteur perspicace qui parcourait la France à petites journées, vers Fépoque où éclata la révolution de 1789. Ainsi, par exemple, il compare, dans les termes suivants, la noblesse des deux pays: « Quelques-uns des « hôtels de Paris sont immenses, par Thabitude des fa- « milles de vivre ensemble, trait caractéristique qui, à a défaut des autres , m'aurait fait aimer la nation. Quand « le fils aine se marie , il amène sa femme dans la maison « de son père ; il y a un appartement tout prêt pour eux ; « si une fille n'épouse pas un aîné, son mari est reçu de « même dans la famille , ce qui rend leur table très-ani- « mée. On ne peut, comme en d'autres circonstances, attri- « buer ceci à l'économie , parce qu'on le voit chez les plus « grandes et les plus riches familles du royaume. Gela s'aca corde avec les manières françaises ; en Angleterre l'échec « serait certain , et dans toutes les classes de la société. Ne « peut-on conjecturer avec de grandes chances de certitude « que la nation chez laquelle cela réussit, est celle qui a « le meilleur caractère? » (A. Young, Voyages en France, t. I,p. 363.)
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130 LIVRÉ TROISIÈME — L»ANGLÈTfefttlE ET SON ËlIPIRË
dément inférietlï*s à ceux qui se perpétuent sur ces rivages de la Ëaltiqtie et de la iner du Nord d'où sont sortis les Angles, lés Saxons, les Normands et les Danois*. Ils ne sauraient davantage supporter la compai*aisoil avec les paysans -propriétaires des montagnes du Continent, notamment avec ceux qui depuis vingtcin(î siècles conservent leurâ coutumes dans les Pyrénées : au tnidi , malgré les mauvais exemples des autres provinces de l'Espagne ; au nord, malgré les attentats des révolutionnaires de 1793 et la tyrannie du Code civiF.
^ Sur les paysans à famille-souche du Lunebôurg-hanovrien , et sur les yieilles coutumes des domaines patrimoniaux du bassin de FElbe, par M. F. Monnier, ancien maître des requêtes au conseil d'État. (Bulletin de la Société d'économie sociale, t. II, p. 518 et t. III, p. 613.) ='' L'OrgU" nisation de la Famille, § 16.
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