LES PHÉNOMÈNES VIBRATOIRES
dos corps et du degré do force de leurs atomes, c'est-à dire de leur masse ou quantité d'inertie qui les distingue de tous les autres corps, soit de leur constitution moléculaire et des variations qui en résultent, quant au volume des atomes, à leur densité dynamique, à la forme de leurs polyèdres, au nombre et à la figure de leurs plans de contact, aux tensions exercées aux centres de ces plans et quant à leurs vitesses et à leurs amplitudes vibratoires.
2° Celles qu'ils doivent h la communication, par le milieu ambiant, soit par conductibilité, soit par rayonnement, des rythmes vibratoires des autres corps qui tantôt précipitent et tantôt ralentissent leurs vibrations spécifiques, mais qui n'atteignent leurs autres propriétés thermogènos propres qu'indirectement, par les dilatations ou les contractions qu'ils déterminent dans leur volume.
On peut donc agir sur l'état thermique des corps de plusieurs façons :
Soit en les mettant en contact avec d'autres corps plus chauds ou plus froids; soit en modifiant d'une façon plus ou moins constante leur équilibre thermique par la compression de leur volume ; soit en troublant momentanément cet équilibre par des chocs ou des frictions, qui ne sont que des chocs plus ou moins rapidement réitérés.
Les accélérations ou les ralentissements de leurs rvthmcs
vibratoires par le contact ou la présence il dislance d'autres corps plus chauds ou plus froids, ou même d'autre nature, de même que les chocs ou les frictions, ne troublent que momentanément l'équilibre thermique spécifique des molécules qui tend de lui-même h se rétablir, après un certain nombre d'oscillations, quand la cause qui la troublé cesse d'agir. La compression, au contraire, modifie cet équilibre d'une façon permanente, aussi longtemps qu'elle se perpétue ellemême.
De là, entre les corps voisins et entre ces corps et leurs milieux communs, des actions et réactions continuelles et un équilibre toujours mobile de leurs températures et de leurs énergies thermiques.
Nous mesurons les variations calorifiques par les dilatations qu'elles produisent dans de certains corps choisis comme étalons. Prenant la valeur de leur dilatation entre deux tem-
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des multiples de 2. Tel serait l'oxyde d'argent, dont la vitesse est 4 fois celle de l'oxygène.
L'acidité serait peut-être caractéristique de l'alliance de deux métalloïdes de rayons différents, dont les vibrations seraient en rapports désharmoniques, comme dans les combinaisons de l'hydrogène avec le chlore ou l'azote, ou celle de ces deux corps avec l'oxygène.
La vitesse vibratoire de l'azote est à celle de l'hydrogène dans le rapport 7 : 2; celle du chlore, dans le rapport 11 : 2, et celle du chlore au sodium, dans un rapport un peu plus grand que 3:2.
Le goût salin qui a pour type si connu le chlorure de sodium, parait caractériser assez généralement les alliances du chlore, du brome et de l'iode avec les métaux dont ces corps enveloppent les molécules, comme l'oxygène enveloppe les molécules des oxydes. Très rarement, dans ces alliances, les vibrations thermiques sont en rapports simples... Le plus souvent ces rapports sont irréductibles, autrement que par des fractions périodiques ou indéfinies.
Enfin le goût sucré, si caractéristique des tissus et des sécrétions des végétaux, serait dû surtout à la présence prédominante du carbone, allié à deux compagnons inséparables : l'oxygène et l'hydrogène.
Nous devons faire remarquer, ici, que tous les corps organisés et leurs éléments organisables, sont composés presque uniquement de ces trois corps : l'hydrogène, le carbone et l'oxygène. Or les rayons de leurs atomes sont dans le rapport
-:-:-, et les rapports de leurs vibrations thermiques sont 2 3 4
ceux des carrés inverses de ces nombres 4 : 9 et 10.
Il y a à ce sujet toute une série d'intéressantes recherches à entreprendre.
Nous y reviendrons quand nous traiterons de la constitution moléculaire des corps solides et gazeux.
En somme, il y a des probabilités pour que les deux sens du goût et de l'odorat soient réellement des instruments d'analyse chimique d'une grande précision, destinés à nous éclairer sur la nature intime des corps, quand nous aurons appris à comprendre et à interpréter leurs avertissements. Ils seraient pour les chimistes ce que la vue et l'ouïe sont pour les physiciens.