LES PHÉNOMÈNES VIBRATOIRES
du reste, une loi commune de nos sensations, qu'elles ne soient pas régulièrement proportionnelles à l'intensité des excitations. Il serait intéressant de savoir si c'est réellement notre sensibilité qui se refuse <\ répondre proportionnellement aux excitants externes, ou si les excitants externes, eux-mêmes, ne sont susceptibles que d'un maximum d'effet, impossible à dépasser, quel que soit l'accroissement de l'intensité des causes.
Les odeurs, les parfums spécifiques des fleurs pourraient être aux vibrations thermiques des atomes, ce que les harmoniques sont aux ondes sonores principales. Le parfum d'une fleur serait son timbre vibratoire spécifique. De même que certains métaux ont une plus longue période de résonnanec, qu'une cloche vibre longtemps après avoir été frappée par son battant, de même certains rythmes vibratoires odoriférants pourraient se perpétuer plus ou moins longtemps dans la masse d'air à laquelle ils se sont communiqués et celle-ci pourrait les communiquer à son tour, non sans affaiblissements d'intensité, mais sans variation de ton ou de période, c'est-àdire avec le môme timbre, comme le téléphone reproduit à distance les modulations et le timbre de la voix.
Il y a encore ici tout un nouveau champ d'expériences à exploiter.