‹ La constitution essentielle de l'humanité: exposé des principes et desChapitre 58 sur 103 · L*UNION EUROPÉENNE DES PETITS ÉTATS · texte numérisé non relu

L*UNION EUROPÉENNE DES PETITS ÉTATS

maritimes qui s'étendent des bouches de la Vistule à celles du Danube, ne peuvent plus, en fait , étendre leur autonomie par Témigration en dehors de leur territoire. Les avantages que ces Européens tiraient autrefois de leur force d'expansion sont désormais acquis aux empires qui dominent déjà le reste du monde. Ceux-ci grandissent à la fois par les ressources de leurs territoires et par celles que leur apportent les émigrants étrangers. Quelle qu'ait été, jusqu'à l'âge de la houille et de la vapeur, la prépondérance des nations européennes , celles-ci , sans en excepter les plus puissantes, sont donc, en fait, réduites à la condition des petits États. Cette situation est encore masquée par la routine et l'orgueil : elle se manifeste chaque jour aux esprits clairvoyants avec une évidence irrésistible.

A mesure que ces faits m'apparaissent plus nettement, je m'affermis avec mes amis dans la pensée que cette transformation du monde social démontre la nécessité d'une création nouvelle : <r l'Union européenne des petits États. 3> Cette alliance a pour but, non d'organiser des moyens d'attaque au profit des petits États , mais de leur assurer les bienfaits de la paix intérieure dans toute l'étendue de l'Union. En poursuivant cette œuvre , il faut se garder de prendre pour point de départ les unions partielles que certains

politiques voudraient fonder sur la similitude des langages et des religions ; car ces nouveautés auraient pour résultat de développer plus que jamais le fléau de la guerre. Pour aplanir les obstacles dont l'école de la paix sociale constate journellement la puissance, il faut, comme nous le faisons déjà avec quelque succès, invoquer le principe qui seul pourvoit à l'intérêt commun des plus grandes nations et des moindres familles. Le meilleur moyen de persuasion est de faire appel à l'expérience, qui nous montre le bonheur de toutes les races lié à la satisfaction des deux besoins essentiels de l'humanité.

Aux débuts de notre enseignement, nous ne pouvions guère insister que sur le devoir de conjurer les atteintes portées par les violences de la guerre au règne de la loi morale ; et, sur ce point, nous ne rencontrions souvent que des auditeurs inattentifs. Toutefois, dans l'âge de la houille, les événements se précipitent avec une telle rapidité que nous pouvons, dès ce moment, invoquer la question du pain quotidien, qui s'impose promptement, dans toutes les classes d'une société, à l'attention publique. La Nouvelle -Angleterre et ses confédérés donnent maintenant une si grande extension à leurs travaux agricoles et manufacturiers, qu'ils fabriquent pour leur propre consommation une foule de produits que les manufactures européennes

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