‹ La Constitution Monégasque de 1911 et sa révision de 1917Chapitre 21 sur 82 · Org. Const., p · texte numérisé non relu

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pour 63 millions entre les autres étrangers et les sociétés anonymes ; bref, en bloc, 197 millions et 1.000 propriétaires ctrangers. Il ne reste que 300 propriétaires monégasques avec 30 millions de francs;

b) Au point de vue de la propriété mobilière, des valeurs, les titres des sociétés anonymes autorisées représentaient le 1* janvier 1909 une somme de 395 millions dont, officiellement, 350 aux mains de porteurs français. Ne restent que 27 millions dont un tiers au plus aux mains des Monégasques, soit 9 à 10 millions.

Bref, au total les Monégasques possèdent 7 à 8 o/o de la richesse privée de la Principauté (abstraction est faile du domaine princier, 90 hectares) (1).

Question des étrangers. — La composition de la population et la répartition des biens pose un problème des plus ardus. Les Monégasj;ues, parce que Monégasques, sont justement désireux de participer à administration de fa cité. Mais qu'ils sont faibles numériquement el financièrement ! Il est impossible de leur livrer, à eux qui ne sont pas 1.500, les 18.000 résidents étrangers, élément essentiel de la

1. Aureglia: M. Suffren-Raymond, Avant-propos, p. 8, parlant de l’'anomalie de la population et de la répartition de la fortune dit : «Malgré certaines exagérations commises par ces éminents jurisconsultes et provenant soit de renseignements erronés, soit d’une connaissance imparfaite des faits, il faut reconnaître la jus-

tesse de cette double observation, » On est en train de faire de nouvelles statistiques.

ne

vie économique du pays, qui possèdent 9 0/0 de l’ensemble des biens et intérêts économiques de la Principauté. Il est non moins admissible de livrer à la population étrangère les nationaux. Enfin il est impossible de donner à celle-ci des droits justement équivalents à son importance. On aboutirait à des difficultés insurmontables (1). C’est la question des étrangers.

Certains Monégasques pensent que ceux-ci doivent jouer un rôle dans l'administration de la Principauté. « Nous re devons pas négliger d'organiser la collaboration et la défense de tous les intérêts respectables qui, confiants dans l’avenir et la prospérité de notre petit pays, sont venus du dehors se fixer dans la Principauté et augmenter considérablement notre richesse nationale. , Il est nécessaire de donner aux relations étroites existant entre les diverses nationalités groupées dans la Principauté une forme qui les fasse entrer plus intimement dans le cadre de nos lois positives... Qui oserait soutenir que les étrangers ayant un long domicile dans la Principauté et qui s’y sont fixés sans esprit de retour n’ont pas les mêmes intérêts que les Monégasques proprement dits dans la défense des biens qu'ils possèdent sur notre territoire 2... Donc il faut admettre comme une chose

naturelle un certain coucours des représentants des

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