‹ La Constitution Prussienne du 30 Novembre 1920Chapitre 10 sur 81 · AU PEUPLE PRUSSIEN · texte numérisé non relu

AU PEUPLE PRUSSIEN

« La Prusse, comme l’Empire allemand et les autres États allemands confédérés, est devenue, de par la volonté du peuple, un État libre.

« Il est du devoir du nouveau Gouvernement prussien de transformer le plus rapidement possible la vieille Prusse et son fond réactionnaire en un État absolument démocratique, membre de la République unitaire et démocratique.

« Une Assemblée Constituante décidera de l’organisation future de l’État prussient et de sa situation vis-à-vis du

1. Le Gouvernement confirma d’ailleurs ultérieurement son désir de s’en remettre à la volonté populaire du soin de décider du sort futur de

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Reich, des autres États allemands et des puissances étrangères. Elle sera élue sur la base d’un suffrage égal pour tous, hommes et femmes, selon les principes de la représentation proprotionnelle.

« Jusqu'à la réunion de cette Assemblée constituante, la direction des affaires appartient à un Gouvernement provisoire qui s'appuie sur la confiance des Conseils d’ouvriers et soldats.

© Il considère que son premier devoir consiste à veiller en accord étroit avec le nouveau Gouvernement du Reich, au maintien de l’ordre et de la sécurité sur le territoire du pays et de se préoccuper de l'alimentation du peuple.

« Il compte, pour arriver à bien, sur l'intelligence et la

bonne volonté de la population, en général, et, en parti-

.culier, sur la collaboration consciencieuse de tous les

fonctionnaires de l’État et des corps administratifs autonomes. Tous les fonctionnaires qui se mettront à la disposition du nouveau Gouvernement se verront leurs droits confirmés de façon expresse, mais seront, par contre, tenus de remplir leurs obligations.

°« Parmi les nombreuses tâches devant lesquelles la nouvelle et libre Prusse se trouve placée quant à présent et pour l’avenir, les suivantes sont à mettre au premier plan :

« Institution de la liberté de coalition absolue pour tous les ouvriers et fonctionnaires.

V'État. Le 15 décembre, en effet, la presse ayant annoncé que le Ministre Adolf Hoffmann aurait déclaré, au cours d’une réunion publique que : « Si les élections à la Constituante ne donnaient pas une majorité socialiste, l'Assemblée serait, comme en Russie, dispersée par les armes », le Gouvernement prussien fait savoir que « si M. Hoffmann s’est exprimé ainsi, le Ministère s’en tient, quant à lui, sur le pur terrain démocratique et qu’il respectera telles tendances populaires qui se dégageront des élections à l'Assemblée Nationale. » (Cf. Pürzrrz, page 172.)

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