‹ La Constitution Prussienne du 30 Novembre 1920Chapitre 62 sur 81 · Georges BLonpetz, la Rhénanie, p · texte numérisé non relu

Georges BLonpetz, la Rhénanie, p

3. Lacurensercer, l'Allemagne moderne et son évolution, p. 79.

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applaudissements de l'assistance, fait l'éloge de Guillaume IIt,

C'est surtout dans le nord et l’est du pays que le courant monarchique est puissant : le retour à la royauté est désiré par les hobereaux, par bon nombre d’industriels et par tous ceux qui pensent qu’avec un monarque on combattrait plus efficacement qu’avec un régime républicain le bolchevisme et la révolution.

Des manifestations antirépublicaines se produisent à chaque instant, auxquelles prennent fréquemment part des membres de l’ancienne famille régnante : témoins, à une date fort rapprochée de nous (août 1921), pour ne pas remonter plus haut, celles de Francfort-sur-l'Oder, de Schoenbeck, Berlin-Grunewald, Potsdam. Toutes sont dirigées, sous couleur de fêtes de charité, de bienfaisance ou de gymnastique, contre le nouveau régime.

Elles ne sont pas faites pour fortifier le pouvoir central, encore bien inexpérimenté? : elles ne sauraient, en aucun état de cause, accroître son prestige, bien pâle encore à Pheure actuelle.

Les Prussiens ne savent d’ailleurs pas au juste ce que signifie le mot « démocratie ». Ils n’ont pas encore répudié cette idée, chère à l'Empereur Guillaume Ier et à Bismarck, qu’elle représente quelque chose de dangereux. Il y a là un manque réel de sens politique de la part du peuple. Toute une éducation doit être entreprise pour le lui faire acquérir.

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