Chaptal, ouvr. cité, I, 131 (tableau
tures et tissages, occupaient l’industrie des teintures et impressions d’étoffes, si prospère à Rouen et dans la banlieuet. Il n'yavait, en somme, parmi les produits industriels et agricoles donnant lieu aux plus fortes exportations, que les draps et lainages, les toiles de lin et de chanvre, les vins et liqueurs qui ne dussent rien ou à peu près aux colonies. Joignez à cela que, sur 5.500 navires composant la marine marchande de long cours, 900 environ étaient occupés au commerce direct avec les colonies et jaugeaient 300.000 tonnes ?.
Ces faits ne légitiment-ils pas l'affirmation si souvent répétée par les orateurs de la Constituante que le commerce de la France est entièrement dépendant des colonies, et que, sans elles, il périrait? « La ruine du commerce colonial atteindrait plus de 3 millions d'individus, » affirme La Rochefoucault-Liancourt?; et Malouet écrit avec