Cf. Confession
3. Les colons de la Société Massiac disent eux-mêmes, dans une lettre adressée aux colons de Bordeaux,le 7 septembre (cf. Proc.-verb.,'T septembre; Arch. nation., Dxxv, 85), quels sentiments ont dicté leur requête : « Il n’est personne parmi nous qui ne pense que notre île aurait dù se borner à envoyer des
l’on pourrait accorder à la colonie. Les députés provisoires, se fondant sur la richesse de l’île et sur son action dans le commerce national, demandèrent non seulement que la députation recût des pouvoirs définitifs, mais qu’elle fût portée à 20 membres !. Mirabeau s’éleva vivement contre cette prétention et soutint que la proportion suivie en France ne permettait pas d'attribuer à Saint-Domingue plus de 4 députés. Il eut en partie gain de cause : on fixa à 6 le nombre des représentants définitifs, et l’on donna aux autres le simple droit de séance*.
Le 7 juillet, la liste des 6 fut présentée par les intéressés eux-mêmes. Eile comprenait le chevalier de Cocherel et le marquis de Gouy d’Arsy, pour la province de l'Ouest ; de Thébaudières et Larchevesque-Thibaut, pour celle du Nord; le marquis de Perrigny et Gérard, pour celle du
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députés aux Etats généraux, lesquels auraient pu être chargés d'y faire des pétitions ; mais il en est autrement, et nous croyons que cela peut devenir très funeste. De là notre requête du 29 juin pour que l'Assemblée nationale suspende l'admission définitive des députés de Saint-Domingue. »
1. Procès-verbal de l'Assemblée nationale, ap. Brette, I, 303.