‹ La contagion: comédie en cinq actes, en proseChapitre 31 sur 96 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LUCIEN

C'est juste. Tu me tires d'une indécision où j'étais : j'ai quelque chose sur le cœur que je n'osais pas te dire... d'rstrigaud.

Va ! je suis prêt à tout.

LUCIEN

Eh bien! Navarette... te trompe.

d'estrigaud.

Eôt-il possible !

LUCIEN

Avec ce petit drôle de Cantenac.

u'estrigaud.

En es-tu bien sûr?

LUCIEN

Si tu veux des preuves. . .

d'estrigaud.

Merci, mon cher enfant. Ou je le sais, ou je l'ignore. Si je l'ignore, tu troubles inutilement ma douce quiétude; mais si je le sais... regarde-toi dans la glace.

Bah?

d'estrigaud.

Apprends qu'un gentilhomme doit se laisser tromper par sa maîtresse aussi bien que par son intendant. Navarette fait partie de mon train comme mes chevaux.

LUCIEN

Je comprends jusqu'à un certain point qu'on n'entrave pas la carrière de ces demoiselles ; mais Cantenac ne rapporte rien à celle-ci : il est l'amant de cœur. ^d'estrigaud.

Pardieu ! je voudrais bien voir que ce marouQe se permît de payer mes gens !

LUCIEN

D'Estrigaud! tu es plus grand que nature!... Je ne serai jamais qu'un enfant à côté de toi.

d'estrigaud.

J'ai de la peine à t'ouvrir les idées, mais je n'en déses-. père pas. Silence! voici l'homme de Plutarque.

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