ACTE TUOISIÈME
ANDRÉ
Tu étais donc sérieux ?
EUGIEN.
Oui, jeune néophyte, je Tétais, et vous me répondez par des calembredaines !
ANDRÉ
Que le diable t'emporte! On ne sait jamais sur quel pied on danse avec vous autres.
LUCIEN
Tu tombes rarement en mesure, j'en conviens ; mai? tu te rattrapes, il y a progrès.
ANDRÉ
N'est-ce pas? je ne sens plus trop la province ?
LUCIEN
Plus assez du moins pour incommoder. — Ah ! çà, observe-toi ce soir chez Navarette; tu vas entrer, je t'en préviens, dans le temple même de la blague.... Tienstoi bien !
ANDRÉ
Mon Dieu, c'est l'aplomb qui me manque. Tu ne te doutes pas à quel point vous m'intimidez. ,
LUCIEN
L'aplomb te viendra avec la fortune.
ANDRÉ, exnniiDanl le su'.on.
Il est certain qu'un gaillard logé comme ça n'a pas lieu d'être timide; c'est un autre homme que le pauvre diable qui loge en garni.
LUCIEN
Parbleu! Les philosophes ont beau dire, l'écaillé fait partiedu poisson.
li LA CONTAGION.
ANDRE
On ne peut |)as se défendre d'un certain respect pour le propriétaire de tant de belles choses.
LUCIEN
Et c'est juste : la richesse est une puissance dont le luxe est la présence visible.