ACTE TROISIÈME
que je vois clair dans mon cœur, mon devoir est tracé... Il faut que je vous oublie, que je m'éloigne, que je voyage... Je partirai demain.
ANNETTE
Mais c'est absurde. Je n'entends pas bouleverser votre existence.
d'estrigaud.
Et que voulez -vous que je devienne à Paris? Votre porte ne m'est- elle pas fermée à double tour, par votre frère et par mes aveux ?
ANNETTE
Je les oublierai... vous n'avez rien dit, je n'ai rien entendu... Vous serez raisonnable, vous serez mon meilleur ami...
d'estrigaud.
Jamais! Ces paroles qui vous offensent s'échapperaient de mes lèvres malgré moi... Je ne m'appartiens plus... Vous ne savez pas à quel délire de passion jjB suis arrivé !
ANNE TTE y lai mettant la main sur la bouche. Taisez -VOUS, malheureux! (D'Estrlgaud couvre sa main de baisers.)
ANNETTE, faiblement.
Vous êtes fou... dl rentoure de ses bras.) MoUSiOUr ! (Elle court vers la porte ; d'Estrigaud y arrive avant elle et la lui barre. )
d'estrigaud.
Non... Vous ne sortirez pas.
NAVARETTE, entrant.
Qu'est-ce donc?